Des remous au Spa
Les belges nous feront toujours bien rire. Ce n’est pas nouveau. Cette fois ci, ils ont fignolé comme des sagouins les travaux du nouveau circuit de Spa-Francorchamps pour son retour après l’abstinence de 2006. L’entrée aux stands est quasi-infranchissable !
Comment appelle-t-on les belges ayant 180 de QI ? Un village. Pour remodeler le plus somptueux circuit du calendrier, les architectes ne devaient pas être plus de deux apparemment. À la demande de tonton Bernie Ecclestone, le (trop) grand manitou du F1 Circus, Spa a du passer sur le billard pour un bon lifting. Et le chirurgien n’y est pas allé de main morte ! 25 millions d’opérations, remodelage de la chicane, de l’arrêt de bus et même utilisation de dynamite pour enlever les parties rocheuses tenaces (faut avouer que ça marche mieux que Monsieur Propre).
Bernie qui vient de poursuivre son tableau de chasse de circuits à éliminer avec la disparition d’Indianapolis (le marché étasunien n’étant plus assez porteur ! Ne parlons pas de la galère pour la France et Magnycourt) exigeait des stands spacieux, des espaces VIP ou bien une toiture-terrasse sous peine de noyer définitivement Spa. Malgré le luxe « ecclestonien », le tracé belge éprouvait une lacune dans le « minimum vital ». La salle de presse sera améliorée et des sanitaires, notamment pour les paddocks, apparaîtront (le minimum vital !).
Le tracé, déjà le plus complet et le plus somptueux de tous avec la mythique courbe Raidillon-Eau Rouge datant de 1939 allait, c’est certain, régaler. Sauf que voilà ! Un peu mou du genou, les architectes à la fin ! La bretelle d’accès, elle aussi rénovée, a été construite sur des dimensions de mob. L’étroitesse des lieux n’aspire pas à la confiance et la visibilité nulle du virage d'entrée agace les protagonistes.
William Grolleau






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