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samedi 6 octobre 2007

A la recherche de l’Imprévu...

Shotactu continue sa tournée des bars...pour vous ! Ce week-end, direction le quartier de Châtelet pour découvrir L'Imprévu Café.



Si vous vous baladez au quartier latin, que vous déambulez par hasard dans la rue Quincampoix, et si en plus vous vous appelez Amélie, alors vous ne pouvez pas louper le numéro 9. Poussez la porte. C’est là que vous trouverez l’Imprévu. Celui qu’on attend tous avec une touche d’excitation, pour échapper au train-train quotidien, à la routine d’une vie réglée par le travail et les obligations.

C’est aussi le nom de ce café surprenant, qui renferme une fenêtre en trompe l’œil, des sièges en peau de zèbre et une paire de chaussures collée au plafond. Outre la décoration rigolote, les cocktails sont originaux et les prix raisonnables (demi : entre 3.50 et 5 euros, verre de vin : 2.95 euros).
Connu aussi bien comme salon de thé que comme piano bar, ce café cache décidément de nombreuses facettes. Vous avez aussi la possibilité d’aller explorer la salle du sous-sol, auréolée de voutes, à laquelle on accède par un escalier en pierre. Rien de telle pour se plonger dans l’univers médiévale ! Cette dernière salle peut être louée pour des soirées privées. Avis aux poètes, tous les premiers mardi du mois, la revue Editions Polyglotte y organise des lectures poétiques suivies de débats.

Entre deux séances de travail ardu à la bibliothèque de Beaubourg, un saut à l’Imprévu s'impose !



L’Imprévu Café
9, rue Quincampoix
75004 Paris
Metro : Châtelet-les halles, Rambuteau
01 42 78 23 50
Ouvert du lundi au samedi : 12h-2h Dimanche : 13h-2h
Site Internet

Photos : http://www.fra.webcity.fr/ et http://imprevu.free.fr/index.html



Nathalie Tissot

mercredi 3 octobre 2007

Pillow Fight Paris 2007 : la bataille d'oreillers géante



Pillow Fight Paris 2007



Une bataille d'oreillers géante ça vous dit ? Alors réservez-vous pour le 13 octobre 2007 et le Pillow Fight Paris 2007 ! Le lieu du rendez-vous : quelque part dans Paris. Où exactement et à quelle heure ? Vous le saurez en temps voulu. Pour cela rien de plus simple : une inscription ICI et c'est tout.

Le Pillow Fight Paris a quand même quelques règles à respecter :

1. Votre participation s’effectue à votre propre risque.
2. Utilisez un oreiller plutôt mou.
3. Ne rajoutez rien dans votre oreiller pour l’allourdir, ça serait dangereux.
4. N’attaquez aucune personne sans oreiller.
5. Ne touchez pas non plus aux personnes avec des appareils photographiques ou des caméras.
6. Lancez doucement votre oreiller, on est là pour s’amuser.
7. Attaquez-vous à une seule personne à la fois.
8. Si vous portez des lunettes, songez à les enlever avant, c’est bien plus prudent.
9. Si vous êtes allergique aux plumes, abstenez-vous, car pour encore plus de fun, nous recommandons les oreillers à base de plume.
10. Enfin, une fois sur place, attendez le signal pour commencer la bataille (un coup de sifflet).



Pillow fight

A vos oreillers !

mercredi 26 septembre 2007

Eros à l’honneur à G’nève

Equivalent grec du Cupidon romain, Eros est une divinité androgyne portant de jolies ailes d’or et un arc qui, va savoir pourquoi, est un instrument qui se bande… Le Dieu de l’Amour avec un grand A et du désir ( avec un grand D ?) est donc à l’honneur ce week-end ( 28, 29 et 30 septembre 2007 ) au stade de Genève ou a lieu le salon de l’érotisme « Eros 2007 » ouvert à tout public à partir de dix-huit ans.



En chiffres, le salon Eros c’est plus de soixante artistes, cent-cinquante shows et une vingtaine d’attractions gratuites.
Bon, supposons que vous ne soyez pas tous des économistes et que les chiffres ne vous parlent que très moyennement…en bref, en vous promenant dans les locaux du stade de Genève, vous traverserez cinq zones distinctes :

- Une zone ( chuchotement ) fétichisme / SM, un conseil : âmes sensibles s’abstenir même si tout cela reste très correct, rien que l’idée peut choquer certains. Qu’est-ce que vous y verrez ? Quelques maîtresses femmes accompagnées de leurs esclaves présentant les nouvelles collections des grands couturiers du style, donc vêtues (ou presque) de vêtements en latex dans des teintes de préférence rouges et noires…mais aussi quelques shows fétish.

- Une zone (on ose le dire plus fort ) shooting photo où tout un chacun, donc toi qui me lis, pourra se prendre pour un pro de la photo érotique. Oui oui tu as bien compris, tu aura l’objectif dans les mains, les conseils d’un pro, Pierre Joël de Studio Art Corporel, et des modèles nus face à toi et à toi de jouer ! Dans cette même zone, l’art côtoie l’érotisme, avec les photographies de Christophe Mourthé (à voir ou à revoir dès le 16 novembre 2007 au salon de l’érotisme parisien), les collages de Berni Stephanus et de nombreuses autres œuvres de sculpteurs, dessinateurs, peintres et photographes. Et là on pense à la biennale d’art contemporain de Lyon, qui a lieu en ce moment même, où œuvres et strip-tease cohabitent dans un pur esprit artistique. A croire que l’érotisme est devenu un art à part entière et qu’un corps humain égale un tableau..

- Une zone expo-vente pour acheter un beau joujou du style canard vibrant pour sa copine ( uniquement si ça fait plus d’une semaine que vous êtes ensemble sinon vous risquez de vous faire jeter pour outrage à jeune-fille-en-fleur ) ou pour soi-même pourquoi pas , mais aussi des DVD, de la lingerie et des vêtements (à ne pas porter pour aller à la fac ou au taff) ou pour faire très soft, des huiles de massage.

- Une zone plein-air pour se restaurer et boire traditionnellement dans un bar traditionnel ou pour se faire plaisir au bar à cocktail.

- Pour terminer, message à mes congénères de sexe féminin : N’ayez crainte si votre moitié veut vous traîner au salon (déjà il vous emmène, c’est qu’il n’a pas tant de choses que ça à cacher), une zone de 700 mètres carrés nous est réservée, rien que pour nous ! On pourra y reluquer de beaux chippendales comme le célèbre Marnix mais aussi apprendre à devenir nous aussi des stars du strip à l’aide de Mlle Manon, championne de France de cette discipline (vous non plus vous ne saviez pas qu’il y avait des championnats de strip…?!).

De nombreuses star du milieu seront également présentes, citons en vrac : Alexandre le Gland, Carla Hamilton, Cynthia Lavigne, Dolly Golden, Estelle Desanges, Katsuni, Leeloo, Mike Angelo, Nina Roberts, Phil Holiday, Rocco Siffredi, Melissa Lauren, Virginie Caprice, Yasmine et on en passe...!

Si vous avez aimé l’ambiance et que vous avez envie de faire la fête, quelques afters officielles sont prévues : Vendredi 28 septembre au Cult Club de Lausanne et Samedi 29 septembre au Bypass de Genève.

Attention, pour les billets, il existe un tarif préférentiel de 20 euros en prévente, mais ceci uniquement jusqu’au 27 septembre sur le site http://www.resaplus.ch/ . Sinon vous paierez 23 euros.
Enfin, avant de vous rendre au salon, quelques petite choses utiles comme l’adresse : Stade de Genève, Route des Jeunes 16, 1127 Carouge, Genève, Suisse ; les horaires d’ouverture : vendredi de 17h00 à minuit, samedi de 14h00 à minuit et dimanche de 14h00 à 20h00 et le site officiel : http://www.salonerotique.ch

Titou

mardi 25 septembre 2007

Aller, viens boir un p’tit coup...au Moosehead !

Paris, reine de la nuit ? Probablement, la capitale by night est l’attraction de tous ses visiteurs. Et pourtant ça a dû vous arriver, à vous aussi, de vous retrouver entre potes à errer dans les rues parisiennes à la recherche d’un bon petit bistrot un samedi soir. Un bar sympa et pas cher, quête du graal de l’étudiant en week-end. Un endroit dans lequel on puisse circuler sans marcher sur le pied de son voisin ou lui renverser la moitié de sa bière, bref dans lequel on ne soit pas coincé comme une vulgaire sardine au bord de l’étouffement. Et bien je vais vous faciliter la tâche de la recherche et les heures interminables à déambuler entre cafés bondés et restos fortunés.

Ce bar de rêve je l’ai trouvé pour vous. A deux pas du métro Odéon, dans la petite rue des quatre-vents, se cache The Moosehead, un petit pub canadien. Son décor rustique, qui met en scène les fameux rondins de bois du bûcheron canadien traditionnel, lui donne une atmosphère chaleureuse. L’ambiance y est tamisée, sur une musique rock sympathique et variée : Dire Strait, Cat Stevens, ou encore Rage against the Machine, Radiohead, les Beatles, Police etc. Les serveur(se)s, jeunes et dynamiques, sont forts sympathiques. Les consos sont raisonnables. Vous pourrez notamment déguster la bière typiquement canadienne, la Moosehead, pour une pinte à 6.50 euros. On peut aussi y dîner copieusement pour une quinzaine d’euros. « Magnifique ! », vous allez me dire, « ce pub est parfait ! ». Et oui, je vous répondrai, je vous l’avais bien dit !
Et en plus, la population est essentiellement anglophone, ce qui vous permettra de découvrir des gens tout horizons : Islande, Australie, Irlande, Canada, Grande-Bretagne etc. Mais aussi d’exercer votre anglais qui, je n’en doute pas, frôle le sans faute.




The Moosehead
Ouvert tous les jours de 16h à 2h, samedi et dimanche de 11h à 2h.
16, rue des Quatre-Vents, 75006.

M° Odéon (lignes 4 et 10).

Bornes Velib’ à deux pas

Photos

Nathalie Tissot

dimanche 23 septembre 2007

Que Cergy soit !... Et les Fatals Picards furent...

Samedi 22 Septembre, au Parc de la Préfecture à Cergy (95), dans le cadre du festival "Cergy soit !", les Fatals Picards ont mis le feu !



Pour les 10 ans du festival "Cergy soit !" des arts de la rue et du cirque, les Fatals Picards ont répondu présents. Hier, au Parc de la Préfecture à 22h30, des centaines de personnes les attendaient avec impatience. « Normal », nous dit Yvan, « c’est gratuit ! ».
Voilà donc nos deux compères et leurs musiciens qui envahissent la scène, avec l’humour et l’énergie qu’on leur connaît. Ils enchaînent les morceaux de leur dernier album "Pamplemousse Mécanique", parodies des faits sociaux de notre temps.
Le public se dandine d’abord timidement sur les accords de "On se demandait", puis s’envole dans des danses frénétiques au son de "La Française des jeux", "Moi je vis chez Amélie", "Au mariage de Kévin et ma sœur", "Mon père était tellement de gauche"... Paul demande alors : « Y aurait-il quelqu’un qui aurait ramené sa percu ? Personne ? Bon de toute façon on déteste les joueurs de percu. Vous savez pourquoi ? Ils fument tout le temps et ils jouent mal. » Métalleux, babas cool, roots, petits et grands, se bidonnent et s’enflamment ensemble sur la chanson "Djembé man".

Le concert se poursuit avec "Seul et célibataire" - Paul nous avoue s’être fait larguer à la rentrée (c’est bon à savoir) - puis "La sécurité de l’emploi", spécialement dédicacée à tous les professeurs, "Commandante", parodie de la chanson du Che. Ils reprennent également quelques morceaux plus anciens comme le célèbre "Goldorak est mort".
Enfin, on l’attendait tous, un peu anxieux. Et c’est encore une fois avec dérision que Paul et Yvan nous ont présenté leur "Amour à la française, « qui a fait la honte de la France devant toute l’Europe », souligne Yvan, et qui leur a valu l’avant dernière place lors de l’Eurovision 2007. Mais le public, ne leur en tient pas rigueur et les acclame d’autant plus fort. Quand on connaît les gagnants de l’Eurovision 2007, on préfère que nos petits picards soient restés loin du podium.

La foule, dans le Parc de la Préfecture de Cergy était déchaînée, les pogos étaient au menu principal. Mais la sécurité était aussi bien organisée, et ne manquait pas d’intervenir à la moindre incartade. Ambiance festive dans une atmosphère tranquille et dans un cadre de rêve : lampions, jongleurs de feux qui parsemaient le Parc de la Préfecture. 1h45 de folie et de pur bonheur – à consommer sans modération – un moment exceptionnel.
A l’année prochaine !

Nathalie Tissot

lundi 17 septembre 2007

Shotactu à la Techno Parade 2007

Shotactu a fait un saut à la Techno Parade version 2007. Des gens habillés bizarrement, des tenues très très sexy, du son (du bon et du moins bon), des chars, des fouteurs de merde, bref, la techno parade quoi !



Plus de photos :

Techno Parade 2007

Fête de l’Humanité 2007

Shotactu a fait un rapide saut à la fête de l’Huma ce week-end. Par conviction politique ? Pour les concerts ? Pour manger des merguez et boire des ninouzes ? On ne sait pas trop… En tout cas, on y était.



« Sérieux ? La fête de l’Humanité c’est une fête de communistes ? », « Trop cool c’est la fête de l’Huma, mais ça me saoule de donner de l’argent aux cocos… » Morceaux choisis… Qui reflètent assez bien ce qu’est la fête de l’Humanité aujourd’hui : 3 jours de concerts, de merguez et de frites, de bière et de roulades dans l’herbe dans des odeurs de fumée pas souvent licites.
Il faut bien l’avouer, la proportion de communistes convaincus a bien du mal à se faire recenser au milieu de toute cette jeunesse qui, il faut bien le dire, n’en a rien à foutre de la mort d’un parti qui a péniblement atteint les 2% aux élections de mai dernier. Pouvons-nous les blâmer ?
Chacun est pimpant, fleurs dans les cheveux, costume bariolé soigneusement étudié d’un côté, Nike aux pieds, bouteille de Coca à la main et poing en l’air pour d’autres… S’ils ne le prouvent pas dans l’urne, ils le prouvent par le style : ils sont cools, ils s’assoient par terre, que demander de plus ?

Petite leçon d’histoire… L’Humanité est un journal français communiste crée en 1904 par Jean Jaurès. La fête de l’Humanité célèbre chaque année le journal et le communisme avec, en ligne de mire, l’objectif de récolter quelques adhérants et du pognon pour le parti. Chaque année, le deuxième week-end de septembre, la « fête de l’Huma » offre trois jours de concerts, de débats, d’expositions dans une ambiance chaleureuse.

Cette année, la fête a accueilli 600 000 personnes en 3 jours selon les organisateurs, et ces 600 000 chanceux ont pu voir défiler quelques grosses têtes d’affiche telles que Luke, Ayo, Razorlight, les Ogres de Barback, Renaud et last but not least le déjanté Iggy pop. Parmi les débats au programme, le forum de la gauche et le meeting de Marie-Georges Buffet le dimanche, l’occasion de scander en chœur, convaincus ou pas « c’est la lutte finale, groupons nous et demain l’Internationale sera le genre humain ».

Virginie

Des revendications politiques - Affiche du stand de la ville de Stains réalisée par Rochdi Haoues :

Des animations :


Des "commerces" :

vendredi 24 août 2007

Le Games Convention 2007 ouvre ses portes

L'Allemagne, et plus précisément Leipzig, accueille à partir du vendredi 24 aôut, et ce pendant quatre jours, le plus grand salon européen de jeux vidéo : le Games Convention. Durant ce week-end allongé, près de 200 000 personnes sont attendues dans la première ville de la Saxe. Voici la preuve que l'Allemagne n'est pas uniquement le pays de la biture et du sexe. Cet événement démontre qu'Outre-Rhin, on ne tient pas systématiquement une pinte dans une main et son chibre dans l'autre...Bon ok, c'est que pendant quatre petits jours et alors ? C'est déjà un effort surhumain...




Une fois n'est pas coutume, de nombreux ados auront la possibilité de se fouler la main en public à l'issue d'une longue et intense activité singulière. Et non, messieurs, ce ne sera pas lors du premier rassemblement de la masturbation (vous allez me dire, c'est presque pareil finalement). Pour la sixième année consécutive, Leipzig recevra plusieurs centaines de milliers d'amoureux du software à l'occasion du plus grand salon annuel de jeux vidéo organisé sur le territoire de notre bon vieux continent. Le "Games Convention" n'a pas lieu Outre-Rhin chaque année par hasard mes chers.

Selon la Fédération de l'économie des médias (Bitkom), le chiffre d'affaires attendu de l'industrie du jeu vidéo en Allemagne s'élève à 2,14 milliards d'euros en 2007. Ce qui en fait le cinquième plus gros marché mondial des jeux vidéo après les Etats-Unis, le Japon, la Corée et la Grande-Bretagne. Nous sommes de petits joueurs à côté de nos frontaliers forts consommateurs de bibine. En effet, en France, nous préférons utiliser nos mains et surtout nos doigts pour des activités bien plus orgasmiques telles que...la pétanque ou un bon vieux pierre-feuille-ciseau à l'ancienne. Bref, revenons à nos moutons. Je voulais dire à nos inconditionnels de jeux vidéo. A l'occasion de la sixième édition de cet événement, toute la grande famille de l'informatique a répondu présente. En effet, les plus grandes sociétés seront représentées : Ubisoft, Electronic Arts, Atari, Blizzard Entertainment et bien d'autres.

Le puissant groupe industriel américain Sony profitera de cet événement incontournable afin de présenter son nouveau joujou : une PSP avec l’application "Go ! Messenger". Avec cet engin dernier cri, vous pourrez effectuer et recevoir des appels vocaux ou vidéo. Mais aussi recevoir des vidéos à la demande (VOD) via Sky (au départ, cette fonctionnalité sera uniquement accessible en Grande-Bretagne). Et pour finir, cette PSP nouvelle génération possèdera également le GPS. Pour être plus clair, cette console de jeu (à la base) va se transformer en cellulaire grand format...C'est plus simple pour les jeux vidéo ! La nouvelle merveille de Sony sera en vente à partir de janvier 2008 (le prix est encore inconnu). Avec cette PSP, le géant ricain se lance dans un projet similaire à Nokia et son N-Gage (qui n'a aucun lien de parenté avec le crooner canadien Gage) avait alors connu un bide monumentale (comme ma précédente vanne). Quelle que soit la réussite de ce joyau électronique, les accrocs de la manette pourront toujours s'extasier devant d'autres nouveautés qui doivent valoir le détour...même dans le fin fonds de l'Allemagne !

dimanche 19 août 2007

Disneyland Resort Paris fête ses 15 ans… de succès


Depuis 1992, les petits Français ont la chance de pouvoir dire à leurs copains Américains : « Mickey aussi est chez nous ! ». A l’occasion des 15 ans du parc, Shotactu a voulu tester le 2èmeparc, « Walt Disney Studios ».


10h pile, nous voilà arrivés aux portes de Disneyland Resort après un voyage en RER. Pour changer un peu du château de la Belle au Bois dormant et des attractions féeriques, nous décidons de faire « Walt Disney Studios » qui est plus dédié à l’univers du cinéma et aux films. Premier arrêt devant le CinéMagique. Dans une salle de cinéma, nous revivons les meilleurs moments de l’histoire du cinéma européen et américain. Mais attention, la fiction et la réalité peuvent parfois se rejoindre… Un voyageur malchanceux de la salle va en faire les frais et traverser l’écran pour vivre lui aussi les aventures de nos héros. Un spectacle impressionnant !

Après cette petite mise en bouche, nous décidons de passer à l’étape supérieure avec une attraction à sensations fortes. « Rock’n Roller Coaster » est fait pour nous ! Sur les musiques tonitruantes d’Aerosmith, looping sur looping dans la quasi-obscurité. Une attraction qui secoue ! Les uns vont l’adorer, les autres la maudire ! Remis de nos émotions, nous allons voir un dernier spectacle avant d’aller manger. « Moteurs… Action ! » présente le tournage d’un film d’action. Assis dans les gradins d’un stade, nous assistons à des cascades de voitures et de motos à couper le souffle. De plus, l’équipe du tournage nous explique les astuces pour les cascades. Sympa !

Après manger, « Armageddon » semble être l’attraction idéale pour commencer en douceur l’après-midi. Entassés dans la station spatiale, nous assistons à une nouvelle scène du film. Malgré quelques effets spéciaux, nous n’y voyons rien d’exceptionnel ! La sortie se trouvant devant le bâtiment « Animagique », nous allons voir ce qui y est proposé. Mickey et Donald (oui, oui les vrais !) nous entraînent dans un théâtre de lumière noire pour redécouvrir les chansons des classiques Disney. Illusions et effets spéciaux vont ravir les plus petits pendant que les autres vont s’endormir lentement, bercés par la musique.

Pour prendre l’air après la sieste improvisée, nous prenons le petit train, appelé « Studio tram Tour : Behind the Magic ». Et c’est parti pour un petit tour dans le parc pour voir les coulisses du Studio. On nous explique pour les décors, les effets spéciaux, les costumes, etc. Attention, ce circuit peut vous réserver des surprises… On vous conseille d’y aller si vous en avez marre de marcher et que vous avez le temps. Allez, c’est l’heure du grand frisson pour nous avec la nouvelle attraction « Crush’s Coaster ». Installés dans des tortues (le personnage Crush pour ceux qui connaissent le film « Némo »), nous plongeons dans un tourbillon d’aventures dans le noir. Les sensations fortes sont bien là ! Bon c’est sûr, c’est un peu moins bourrin que l’attraction « Aerosmith » mais le décor est plus joli. Partis sur notre lancée, nous finissons par toutes les nouvelles attractions. Après l’énergique « Cursh ‘s Coaster », c’est au tour des « Cars Quatre Roue Rallye » d’être essayés. C’est la même principe que les tasses et vous faîtes ¾ d’heure de queue pour 5minutes de plaisir. Mais qui peut résister au charme de ces voitures !

Et voilà pour ce petit test ! Pour la date anniversaire, deux autres attractions ont été construites mais elles ne sont pas encore ouvertes au public. Si vous allez dans le « Walt Disney Studios » à partir de Janvier 2008, vous pourrez expérimenter « The twilight Zone Tower of Terror », attraction à grands frissons et le « Walt Disney Television Studios ». On attend vos impressions ! Nous, on n’en peut plus, on sort du parc et on va dans le village de Planet Hollywood pour se remplir l’estomac et dépenser nos derniers euros !

Maëva

mercredi 15 août 2007

L'expérience speed dating

Le vendredi au Bizen c’est soirée "Lemon Friday". Non, ce n’est pas une soirée qui consiste à se lancer des citrons ! Le Bizen est un nouveau concept de club lounge parisien, à deux pas de l'Opéra et de la place de la Bourse.


Le Bizen accueille un espace restaurant à l'étage et un bar disco au sous-sol. Dès 19h30, la soirée débute, dans une ambiance feutrée avec une petite musique électro-accoustique, par votre inscription, si vous le souhaitez, à la session de speed dating qui, elle, démarre à 20H30. Comptez 15 euros. Pour vous faire patienter, le bar est ouvert et vous permet de bénéficier d'un verre offert avec l'entrée et surtout de commencer à discuter avec les personnes déjà présentes sur place.

Comment marche le speed dating? Rien de plus simple ! Les organisateurs vous remettent lors de votre enregistrement une feuille de papier sur laquelle est notée un numéro unique de participant. Dès que vous entrez en contact avec une personne, il vous faudra simplement noter le numéro que possède la personne avec qui vous discutez.

Puis vient le speed dating ! Il s'agit donc d'entretiens de six minutes avec de jeunes gens qui vous sont parfaitement inconnus. L'approche est simple et courte et permet de dire qui l'on est et de savoir de la même façon qui est votre interlocuteur. Mais attention, 6 minutes c’est très court pour sortir de la masse des prétendants !
Alors si vous voulez tenter l'expérience, prévoyez votre petit effet beau gosse à l'avance ainsi que votre petit livre de blagues pour la faire tomber sous le charme sous peine de rester dans la médiocrité.

La soirée se poursuit avec d'autres séances pour ceux qui sont les derniers sur la liste, et progressivement, les tables du bar font place à une piste de danse. La soirée se termine comme n'importe quelle autre, soit bien accompagné, soit bien alcoolisée selon ses préférences…moyennant 8 euros par verre.

C'est vraiment une expérience à faire, ne serait-ce pour le délire. C'est vraiment pas parfait mais c'est une occasion comme une autre de sortir avec l'espoir de peut-être rencontrer l'âme soeur…

Plus d’infos sur http://www.lemonfriday.org/

JB

lundi 13 août 2007

Le FAR (épisode 3 et fin)

Vendredi 10 Août :

Aujourd’hui, dernier jour du FAR ! Nous voulons tous profiter des derniers spectacles qui sont au nombre de 18 pour finir en beauté. En grande spécialiste du Festival depuis des années, il ne me reste plus que trois d’entre eux à découvrir, les autres ayant été vu pendant la semaine ou ne me disant rien.


On commence tranquillement la soirée avec la compagnie « Générik Vapeur » qui nous attend devant l’Hôtel de Ville. Le lieu est bien approprié au spectacle qui s’intitule « En campagne ». Après une sélection de personnes choisies dans le public, le meeting est lancé. Huit comédiens en campagne électorale essayent de se « vendre » du mieux qu’ils peuvent à grand renfort de discours et de matraquage de tracts. Puis, c’est le branle-bas de combat, les comédiens déambulent dans les rues avec leurs pupitres, micro et tracts. Il y a beaucoup de monde, peu de dialogue et pas assez d’espace dans les ruelles morlaisiennes. Très vite, on n’accroche plus à leur spectacle politicoartistique alors on s’ennuit. Désolé « Générik Vapeur », je préfère m’asseoir sur les gradins et attendre le prochain spectacle !

Nous voici donc devant le musée des Jacobins, face à la troupe des « Patriotico Interesante » en pleine répétition et autres accordages d’instruments. Je ne sais pas si vous vous souvenez, je vous ai parlé de la fanfare chilienne qui avait ouvert le FAR lundi. La « Patriotico Interesante », c’est eux ! Avant d’être musiciens, ce sont surtout des comédiens. Le Fourneau, l’association qui organise le FAR de Morlaix, a eu un coup de cœur pour eux quand il les a vu au Chili. Les ayant vu lors de répétitions pendant la semaine, j’ai hâte de voir ce que ça va donner avec le décor et les costumes.
Il est 22h22, l’heure pour eux de commencer le show. L’un des douze membres explique au public qu’il s’agit d’une adaptation populaire de Richard III de Shakespeare. Comme ils sont Chiliens et qu’ils ont débuté leur tournée en France cet été, le spectacle se fera en espagnol et en français. Les sept comédiens et les trois musiciens se mettent en place et c’est parti pour 75 minutes très intenses. C’est l’histoire de Ricardo III (Richard III), frère du Roi, qui veut accéder au pouvoir. Pour y arriver, il va tuer son frère et la descendance de celui-ci. Les actes s’enchaînent dévoilant les 30 rôles joués par les sept artistes et l’énergie du guitariste, du bassiste et du batteur. Humour et effets recherchés (pour représenter les têtes coupées par exemple), redonnent un coup de jeune à la pièce de Shakespeare. Le jugement est sans concession : on adore ou on déteste ! Personnellement, j’ai trouvé ce spectacle très réussi mais il vaut mieux connaître un peu l’espagnol et l’histoire de Richard III sinon vous risquez d’être perdus avec tous ces personnages !

Déjà 23h30, allez pour le dernier soir, on va aller voir encore un spectacle ! Sur la place Allende, située au cœur de la ville, beaucoup de monde est assis par terre autour d’un grand cercle. Intrigués, nous suivons le mouvement et attendons patiemment. Il s’agit de la compagnie « Ulik et le Snob » qui propose un spectacle original. Vêtus de soutanes d’un nouveau genre et d’un couvre-chef enflammé, neuf personnages entrent en scène, un instrument de musique à la main. La musique retentit et tout en jouant, les neuf « religieux » glissent parmi nous. On a l’impression qu’ils flottent dans l’air ou qu’ils sont sur des tapis volants. L’effet est surprenant, la musique l’est moins ! Après les avoir vu déambuler pendant un quart d’heure, nous décidons de nous en aller. Cinq jours de spectacles non stop, c’est fatiguant !

Malgré tout, cette 21ème édition du FAR est de loin l’une des plus réussie ! Tous les arts ont été représentés : musique, chant, théâtre, danse et même un one-man show avec Tablantec ! De plus, le beau temps était avec nous ce qui a rendu la fête plus belle encore. C’est également et surtout grâce à l’organisation sans faille ou presque du Fourneau, des techniciens et des 80 bénévoles que le FAR a autant de succès. On les remercie ! D’ailleurs, un des bénévoles nous a confié que des gens arrivent des quatre coins de la France pour assister au Festival des Arts dans la Rue à Morlaix. Cette année, il y a eu 600 personnes en moyenne par soir. En faisant les totaux, nous arrivons à 3 000 spectateurs en 5 jours, pas mal pour une petite ville qui compte 19 000 habitants !

Je suis sure que vous attendez mon avis ! Le voici, le voilà… Cette année encore, nous avons eu droit à des spectacles originaux et variés. Mon coup de cœur va pour la troupe du « Petit Théâtre de Pain » et son « Cabaret » qui nous a donné la pêche. L’humour sarcastique de Tablantec en a fait tordre de rire plus d’un, moi y compris. Pour la grâce, rien n’a égalé la compagnie morlaisienne de « Tango Sumo ». Mention spéciale également pour la « Patriotico Interesante » qui nous a fait une adaptation de Richard III pour le moins original !

J’espère qu’en ayant lu mes compte-rendu du FAR, je vous ai donné envie de venir voir les spectacles s’ils passent par chez vous ou encore mieux, de venir à Morlaix pour le prochain Festival des Arts dans la Rue.

A l’année prochaine !

Maëva

jeudi 9 août 2007

Le FAR (épisode 2)

Mardi 7 Août :

Parmi les sept spectacles de ce soir, nous avons choisi d’aller voir deux compagnies qui nous intriguaient.



Premier passage sur le parking du musée des Jacobins pour assister à un spectacle donné par la Compagnie « A Corps Donnés » : Eloge du couple et autres cabrioles. Sur scène, deux acrobates, un musicien et une chanteuse racontent la rencontre entre un homme et une femme. Nous décrochons rapidement malgré les acrobaties impressionnantes. Le scénario n’est pas traité de façon très élaborée. Ca a un goût de déjà vu…




Une fois le spectacle terminé, direction le chapiteau qui est monté dans la Cour du musée. Le cadre est convivial avec des guirlandes de lumière accrochées au chapiteau, des stands de restauration tout autour et bien sûr la fameuse buvette. 23h03 sonne, c’est le début du « Cabaret » de la troupe du « Petit Théâtre de Pain ». Dix artistes qui se sont mis sur leur 31 pour l’occasion, déboulent sur scène. Un personnage, déguisé en maire, nous fait son discours (encore un !) mais celui-ci est bourré d’humour. Puis, les chansons populaires s’enchaînent, les uns jouant, les autres chantant ou parfois même dansant parmi le public. Dès les premières minutes, nous sommes tous conquis par cette bande de joyeux lurons qui chantent dans douze langues différentes. Rien que ça ! Nous aurons droit au traditionnel avec « Félicie aussi » revisitée par nos nomades. Et puis, une surprise…des bouteilles de cidre (eh oui, on est en Bretagne !) sont débouchées et des verres distribués pour nous, ébahis devant ce spectacle métissé où Bulgare, Russe, Espagnol, Catalan,… se côtoient aussi bien . On tape des mains, des pieds, on rigole. Après 1h15 de show, c’est la fin. On aurait pu rester là à les regarder et écouter encore longtemps !

Merci au « Petit Théâtre de Pain » de nous avoir fait voyager à travers ses musiques du monde entier et de nous avoir donné plein d’énergie.

Mercredi 8 Août :

Ce soir, il y a beaucoup de monde dans les rues. Les organisateurs estiment que le public a doublé depuis lundi. Pour nous, c’est improvisation totale pour le programme d’aujourd’hui, les résumés des spectacles ne nous attirant pas plus ça.

Au hasard d’une rue, on tombe sur la répétition d’une compagnie de danse. Ce n’est qu’une répétition mais on est déjà épaté. Il n’est que 19h et le spectacle commence seulement à 22h, un petit détour par la crêperie s’impose ! Le ventre bien rempli, on arpente les ruelles en attendant 22h, histoire de prendre la température de la soirée. Lundi, il n’y avait que trois spectacles, aujourd’hui il y en a quinze de programmés ! Chaque compagnie trouve son public, les gradins sont plein à craquer et les restaurants ont l’air ravis de voir leurs terrasses remplies. Allez je me dépêche, il faut que j’ai une place sur les gradins pour bien apprécier les 60 minutes de la chorégraphie des Tango Sumo.

Comme des centaines de spectateurs, nous sommes conviés aux « Noces de trottoir » de la compagnie morlaisienne. Une dizaine de danseurs et un guitariste nous content des histoires de couples par la danse contemporaine. Leur spectacle est à la fois rempli d’humour et d’émotion. Rien ne leur fait peur : un couple de danseurs se met en sous-vêtements pour mimer l’acte sexuel, ils font des sauts et des pas compliqués sur des tables et des bancs, ils dansent aux rythmes de leurs claquements de doigts, ils chantent aussi…

Un spectacle agréable à regarder !

Jeudi c’est repos pour nous, comme ça on sera en pleine forme pour affronter la dernière soirée du FAR.


Ne manquez pas le FAR (épisode 3) !

Maëva

Le FAR - Episode 1

Durant toute la semaine, un correspondant de ShotActu arpente les rues de Morlaix (Bretagne) pour vous décrire au mieux la 21ème édition du Festival des Arts de la Rue.


Lundi 6 Août :

Ca y est, le Far commence aujourd’hui. Bien décidés à être installés au plus près des artistes, nous partons de bonne heure. Mais voilà, les touristes sont déjà là, prenant d’assaut les gradins. D’ailleurs, ils ne sont pas tout seuls… Ronan Tablantec, l’heureux artiste qui a été choisi pour faire l’ouverture, est présent lui aussi, chauffant la foule. L’ouverture du Festival des Arts de la Rue étant un jour important à Morlaix, il y a tout un rituel à respecter. Ronan Tablantec, aussi enthousiaste que nous a l’idée de voir Mr Le Maire, les adjoints et j’en passe, faire leurs discours, leur fait une petite promotion à la Tablantec. Pendant ce temps, une fanfare chilienne déjantée s’invite à la fête. Enfin, les trois coups de canons retentissent, le spectacle peut commencer.

Pendant une heure, l’artiste se met dans la peau d'un drôle de pêcheur breton qui critique les gens de sa région, les noirs, les ruraux, la politique, les villes de Bretagne et d’ailleurs. Il n’aime ni les enfants, ni les Allemands, ni les Parisiens et encore moins Télérama. Bref, ce Breton, on l’envie car il dit tout haut ce que l’on pense tout bas sans jamais l’admettre ! Un spectacle jubilatoire où spontanéité, cynisme et ironie sont au rendez-vous.

Bilan de cette première soirée plutôt positive, le beau temps est là et il y a du monde dans les rues morlaisiennes. En ce qui concerne les chiffres, on laisse Tablantec sans charger : « C’est quand même mal foutu, y a 100 personnes sur les gradins et les 450 autres autour ! »
On vous dit à très bientôt pour la suite de nos aventures au FAR et on vous laisse avec une petite devinette : « Pourquoi les surfeurs de la Torche ont les yeux bleus ? »
Parce qu’ils ont la tête pleine d’eau bien sûr
!




De notre correspondante,


Maëva

vendredi 3 août 2007

Le Far de Morlaix


Perdu ! Je ne vais pas vous donner la recette du fameux gâteau breton ! Il s’agit du Festival des Arts dans la Rue qui va se dérouler à Morlaix du 6 au 10 Août. Attention, lisez bien ce qui suit…





Le FAR, c’est 21 ans d’existence, 21 compagnies cette année qui feront 22 représentations en 5 jours. Musiciens, tchatcheurs, comédiens, marionnettistes, acrobates, danseurs, etc… vont nous charmer, amuser, intriguer et peut-être même effrayer au détour des rues de la ville de Morlaix. Mais au fait, j’ai oublié un petit détail qui a son importance : ce sont des spectacles GRATUITS ! Voilà qui va en ravir plus d’un. Hors de question de rétorquer : « Je n’ai pas d’argent, je ne peux pas y aller » Pour une fois que la culture est accessible à tous, profitez-en !

Ah oui, autre précision : Morlaix est situé dans le Finistère nord en Bretagne. Si vous êtes dans le coin la semaine prochaine ou que vous aimez le théâtre de rue, n’hésitez pas, vous ne serez pas déçus du voyage ! Et puis, c’est une jolie ville avec ses petites rues et venelles, son viaduc, sa cour du musée, son port de plaisance. Eux aussi sont mis en valeur pendant les arts dans la rue pour faire partie intégrante de cet événement.

Ps : Shotactu vous fera un compte-rendu de la semaine du FAR. Et si vous êtes sages, il y aura peut-être des photos…

Maëva

mercredi 1 août 2007

Le Paleo : LE festival de l’été

Après s’être rendu au Solidays et aux Vieilles Charrues, Shotactu était au Paleo, en Suisse. Impossible de ne pas être séduit.




Les festivals se suivent et ne se ressemblent pas. Quand certains vous interdisent les appareils photo, l’alcool, la nourriture, le Paleo vous souhaite la bienvenue. Quand certains vous font patienter près d’une heure avant de pouvoir rentrer pour enfin se faire fouiller comme un terroriste, le Paleo vous accueille à bras ouverts avec un sourire. Quand certains vous obligent à consommer un plat à 8 euros pour obtenir le droit de cracher 4 euros pour une pauvre canette de bière, le Paleo vous fait le verre à moins de 2 euros et vous en offre régulièrement.
Bienvenue en Suisse, bienvenue au Paleo.

Alors que le festival débute mardi 24 juillet, sous la pluie, en compagnie de Muse, Artic Monkeys, !!! (Chk chk chk) ou encore Björk et Arcade Fire, Shotactu n’a fait son entrée qu’à partir de jeudi pour profiter pleinement des concerts, amenant avec lui le soleil. Les festivités commencent pour nous sous le "Chapiteau" avec Oxmo Puccino & The JazzBastards. Un bon moment qui nous met dans le bain. Il est ensuite temps pour nous de se balader à travers les stands divers, les bars, restos et boutiques. L’occasion de croiser des gens de bonne humeur, entendre le doux accent helvète et faire connaissance avec les lieux. Nous voilà déjà séduits. Comme tous les jours, les têtes d’affiche se produisent sur la "Grande Scène". Au menu du jour : Laurent Voulzy, papy Robert Plant et Pink. Eclectique et sympa. On en oublie pas pour autant notre "Chapiteau" avec Grand Corps Malade et Joey Starr en bête de scène. Les autres scènes accueillent des artistes moins connus comme Beat Assailant, un groupe hip hop-jazzy composé de dix musiciens exceptionnels dont on vous donnera rapidement des nouvelles.

Vendredi -
Direction la "Grande Scène" avec Ridan, artiste montant. Le poète des temps modernes alterne chansons douces et punchys dans une ambiance cool et décontracte. Puis vient le tour d’Ayo. Naturelle, souriante, sa voix et ses musiciens nous séduisent en moins de deux. Le moment clé restera son rappel de plus d’un quart d’heure, ses larmes de joie et sa descente dans la foule, un grand moment. Plus loin, Renan Luce séduit à sa façon son public. Linda Lemay entame quant à elle son répertoire de chansons humoristiques et piquantes sur la grande scène devant un public acquis à sa cause. Déjà remplis de bonnes ondes dans nos oreilles, on s’exporte vers Idir et ses chants kabyles avant d’halluciner devant Adrienne Pauly et ses faux airs de Juliette Gréco et Brigitte Fontaine. Côtés stars, Zucchero conclut la soirée de sa voix phénoménale. (Petite dédicace au spectateur qui nous a expliqué que Zucchero voulait dire "sucre" en italien)

Samedi -
Grosse journée attendue par tous avec la venue de Gad Elmaleh. Ses fans se sont déplacés en masse armés de leurs t-shirts « Oh my Gad ». Mais la journée commence pour nous avec Sanseverino, légèrement amer de se produire en fin d’après-midi sur une « Grande Scène » à moitié vide. Puis vient l’un des concerts qui nous aura le plus marqué avec Cassius, précurseur de la French Touch electro. Un pur moment de délire, magique, qu’on n’est pas prêts d’oublier de si tôt. Retour sur la « Grande Scène » et l’hystérie collective dû à l’arrivée de monsieur Gad Elmaleh. Après un quart d’heure de chauffe, Gad arrive enfin à placer ses premiers mots. Un bon moment malheureusement gâché par une foule compacte (environ 35 000 personnes !), pas suffisamment disciplinée pour un one-man show. Malgré notre volonté, nous loupons Air pour nous reposer et surtout nous abreuver… Nous terminons avec Tryo, en grande forme pour la dernière date de sa tournée.

Dimanche -
Dernier jour, la pluie revient comme des larmes d’au revoir. Rose, Natacha Atlas et Zazie se succèdent mais le groupe The Locos qui nous réveille avec son ska-punk complètement déluré et ses déguisements. Une ambiance énergique qui nous donne la patate pour poursuivre la soirée malgré un temps qui a décidé de nous la gâcher. Entre deux averses, le feu d’artifice a finalement lieu. Renaud se charge de conclure le festival pour les plus motivés qui luttent comme ils peuvent contre la pluie.

Un festival comme on les aime donc, avec ses concerts exceptionnels, ses artistes internationaux et ses découvertes. Mais également un accueil chaleureux et respectueux, un public à l’image de son festival, une bonne ambiance générale, des lieux bien étudiés et bien exploités.
Bref, un parfait mélange pour ce qui restera LE festival de l’été de Shotactu.
Quelques photos du Paleo :











1) Monsieur Zucchero
2) Cassius
3) Joey Starr
4) La foule
5) Un bout de ficelle...
6) Shotactu en promo Paleo
7) Fin de soirée alcoolisée
8) Promo again
9) Paleo édition 2007
10) Grand Corps Malade
11) La statut de la Liberté selon The Locos
12) Fabrication artisanale de la bannière de pub
13) Ridan
14) Ayo
15) La Grande Scène
Remerciements spéciaux à Daniel, Florian, Françoise, Romain, Valentin, Monsieur Zust ainsi que les organisateurs et festivaliers du Paleo...

mardi 31 juillet 2007

Et toi tu skouates où ? (2ème partie)

Suite de "Et toi tu skouates où ?" (1ère partie), à lire ou relire ici

Mais le tableau n’est pas si noir, a l’image du centre culturel « Pekarna » à Maribor, au nord de la Slovénie, qui met en ce moment sur place un plan de réhabilitation conciliant l’esprit skouat des débuts et la volonté d’agrandissement et d’ouverture. L’histoire de Pekarna commence en 1994 lorsque l’armée yougoslave se retire et laisse derrière elle un immense complexe d’espaces de stockage et de fours à pain (d’où le nom du centre « Pekarna », qui veut dire "boulangerie" en slovène). Des groupes d’artistes, de musiciens s’installent dans les locaux désertés et commencent à s’organiser sous formes d’associations. L’endroit devient vite très actif, riche en événements culturels improvisés, accueillant des groupes punk-grunge de la scène alternative et autres clubs undergrounds.
Quelques travaux ont été entrepris pour adapter les infrastructures au nouveau type d’activité, mais les financements venant principalement des usagers eux-même, le besoin d’être reconnu au niveau de la municipalité se fait rapidement sentir.
Aujourd’hui, nous explique l’ancien directeur des lieux Borut Wenzel, les choses n’ont pas beaucoup changé : "nous nous battons toujours contre la démolition des lieux et demandons le statut légal depuis le début. Maintenant, nous pouvons organiser des évènements en toute légalité, mais nous sommes encore dans l’illégalité. Pekarna a le statut officiel de centre indépendant, ce qui signifie que le propriétaire tolère ce qui se passe au sein du centre, mais ne le supporte qu’en partie."

Comment faire évoluer la situation ? c’est le défi auquel les membres de la direction font face avec leur plan de restructuration. Si le processus d’adaptation avait déjà commencé en 1996 lorsqu’un groupe d’étudiants en architecture avaient conçu de nouveaux plans pour Pekarna, ce n’est que cette année que le projet prend vraiment forme. Il ne s’agit pas seulement de restaurer les bâtiments et se conformer aux standards d’un centre culturel, nous affirme Borut non sans enthousiasme, mais aussi d’expérimenter un nouveau concept de managing model : « En connectant les 40 différents groupes qui utilisent Pekarna, nous espérons offrir une grande diversité d’activités et nourrir une dynamique permanente de l’échange. Le centre fonctionnerait 24/24 et serait comme un lieu d’incubation pour de nouveaux projets. ».
Le bâtiment qui accueille le centre d’information se transformerait en auberge de jeunesse, la salle de concert serait agrandie et l' espace exposition-performances serait éclairci par la percée de grandes vitres de chaque cotés. Il ne s’agit donc certainement pas de tout démolir pour tout reconstruire, car ces bâtiments bénéficient d’une valeur architecturale indéniable et même d’un certain intérêt patrimonial, mais il s’agit plutôt de mise en valeur et d’adaptation.
C’est donc un projet ambitieux et optimiste, mais il reste encore quelques défis à relever avant de se mettre à l’œuvre, le premier étant de mettre d’accord tous les utilisateurs indépendants pour travailler ensemble, ce qui n’est pas forcément une mince affaire lorsque certains qui sont la depuis plus de 10 ans, ont participé a l’élaboration de Pekarna de leur propres mains et veulent aujourd’hui se garder une part du gâteau.
Aux dires de Borut, le projet n’est pas encore officiellement accepté en terme de procédure administrative, mais c’est sur la bonne voie… « la municipalité est prête a légaliser Pekarna et devenir un des investisseur pour les frais de restauration. Nous bénéficions aussi de l’appui du ministère de la culture slovène. »

Avec la culture comme avec tout le reste , il est souvent beaucoup question d’intérêts et d’argent.
Le statut de capitale européenne pour la ville de Maribor en 2009, a sûrement du jouer dans la balance des décisions municipales.

( www.pekarna.org )


Du petit au grand skouat, encore une fois c’est la diversité qui prime. En effet, rare sont les organisations communautaires qui, comme Pekarna, accèdent au statut de quasi institution, et c’est sûrement tant mieux pour les habitués des skouats qui y voient un lieu d’intimité plus que de phénomène.
En tout cas, vous l’aurez compris, on peut maintenant difficilement parler de skouat sans parler de la culture du skouat, car il existe bien une culture du skouat que certains revendiquent même comme un idéal de vie.
Si l’on demande a Nicolas, 22 ans, ce qu’il veut faire plus tard, il nous répond « avoir un lieux communautaire dans un chouette environnement, un lieu qui brasserait pleins de gens et de cultures, un truc cool quoi… ». Et il n’est pas le seul a avoir les mots de communautarisme, autogestion, alternatif pendus aux lèvres. Nombreux sont ceux qui ont goûté aux joies du skouat et qui envisagent désormais difficilement tout retour à la vie « en société ». Certains envisagent même des tours du monde de skouat en skouat, Comme Denis, un lithuanien qui, à 20 ans, entame un périple en auto-stop dans les lieux vibrants de la culture alternative de l’Europe de l’est, et nous raconte, les yeux brillants d’émotion, toutes les rencontres inoubliables qu’il a faites.
Mais que se cache t’il à la fin derrière le mot skouat ? quel est ce doux idéal qui les attire tous autant ?

C’est vrai qu’il y a le désir quelque part, un peu anarchique, souvent politique, de vivre à l’écart d’un monde dont on ne partage pas les valeur, cette envie de ne rendre de comptes à personne, surtout pas à l’état.
Si ces rêveurs marginaux sont souvent taxés d’idéalisme naïfs boostés à la poésie et aux drogues douces, il y a derrière tout ça une crédibilité qu’il vaut la peine d’entendre, notamment le désir de fonder une autre société fonctionnant sur les bases du volontariat et de la solidarité plutôt que de l’argent et de la compétitivité. C’est ce même désir de groupe, d’organisation à une petite échelle, qui suscite en ce moment un boom phénoménal de la création d’associations : se créer un petit monde à soi que l’on peut gérer et organiser selon ses propres règles, espace de liberté et de créativité privilégié, reclus compréhensible face à une société de plus en plus éclatée, éparpillée, divisible et difficile à saisir.

Mathilde Baud

lundi 30 juillet 2007

Paleo Nyon Festival 2007

En attendant le compte-rendu du festival (qui fut très bon !), voici quelques photos pour patienter, petite sélection...

Au menu : de la pub pour ShotActu, du vomi, des stars, des strings, et de la musique bien entendu !

Rendez-vous le 1er août sur http://www.shotactu.com/ !





Merci à Daniel, Florian, Françoise, Romain, Valentin, Monsieur Zust ainsi que les organisateurs et festivaliers du Paleo...

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