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samedi 6 octobre 2007

L1 - 10ème journée - Enjeux et pronostiques


Avant chaque journée et avant un compte-rendu de la journée le lundi, retrouvez les enjeux et pronostiques de Shotactu.






Ligue 1 - 10ème journée


Monaco 1-3 Nancy

Samedi 6 octobre 2007 (17h10)

Saint-Etienne (11)-Marseille (16)

* Enjeux du match : L'OM va vouloir confirmer la victoire en Ligue des Champions et se sortir les pieds du cul tout comme Saint-Etienne.
* Pronostiques : Thibault : 0-0 / Fabien : 2-1

Samedi 6 octobre 2007 (19h00)

Lille (14)-Valenciennes (4)

* Enjeux du match : Lille est à la ramasse et n’a pas le droit de perdre ce derby du Nord devant ses trois pingouins de supporters ! Valenciennes espère continuer sa blague de figurer dans le haut du classement.
* Pronostiques : Thibault : 1-0 / Fabien : 3-1

Le Mans (5)-Nice (7)

* Enjeux du match : Ne pas perdre pour continuer à faire chier les gros et les équipes de tête.
* Pronostiques : Thibault : 2-0 / Fabien : 1-2

Paris-SG (13)-Rennes (6)

* Enjeux du match : Démystifier un parc maudit et bien entamer un calendrier de merde pour le PSG.
* Pronostiques : Thibault : 1-1 / Fabien : 2-0

Metz (20)-Strasbourg (9)

* Enjeux du match : Metz n’a qu’un objectif réalisable : dépasser l’OM.
* Pronostiques : Thibault : 1-2 / Fabien : 0-0

Lorient (10)-Caen (16)

* Enjeux du match : Que Vahirua continue de nous faire marrer.
* Pronostiques : Thibault : 1-1 / Fabien : 2-0

Lens (19)-Auxerre (15)

* Enjeux du match : Que les attaquants Lensois retrouvent leurs pieds en se servant de Sammy Traoré.
* Pronostiques : Thibault : 5-1 / Fabien : 1-1

Dimanche 7 octobre 2007 (18h00)


Bordeaux (3)-Lyon (1)

* Enjeux du match : Lyon va vouloir prouver que la France lui appartient toujours...à défaut de l'Europe.
* Pronostiques : Thibault : 1-1 / Fabien : 0-2

Sochaux (18)-Toulouse (12)

* Enjeux du match : Sochaux va vouloir sauver le cul de son coach en enchainant avec un 3ème succès (championnat et UEFA compris)
* Pronostiques : Thibault : 0-2 / Fabien : 3-0

Compte-rendu et analyse de la journée lundi.

La France en bleu, les Blacks en gris

Ah qu'elle commence bien cette journée historique pour le rugby français ! C'est désormais officiel : Les All Blacks ne joueront pas dans leur traditionnelle tunique tout de noir vêtue. Par conséquent, la France conserve son maillot bleu fétiche avec lequel elle a réalisé tous ses exploits. Même si on prend une branlée ce soir, on pourra toujours se fouttre de la gueule des Maoris car ils ont perdu au moins quelque chose : le choix des maillots. Ces derniers temps, peu d'équipes peuvent se vanter d'avoir battu la Nouvelle-Zélande quel que soit le domaine...Wahooouuuu, on est les plus forts et ce soir, nous serons les All Blues (même si on portera des shorts blancs).



Plus l'heure du match approche, plus on les redoute...

vendredi 5 octobre 2007

Gakpé, de la banlieue au Rocher

A l'heure où Monaco affronte Nancy pour le compte de la 10ème journée de L1, Shotactu continue son tour de revue des jeunes espoirs du foot français.
A 20 ans, Serge Gakpé est le grand espoir de l'AS Monaco. Aux côtés de stars de l'attaque comme Piquionne, Köller ou Néné, il devrait encore continuer à progresser.




Du 9-3 à la Principauté


Serge Gakpé est né le 7 mai 1987 à Bondy, en Seine-Saint-Denis de parents d'origine togolaise. Il a grandi et touché son premier ballon dans le 9-cube (93). Il signera sa première à l'UMS Pontault-Combault en Seine-et-Marne. A 14 ans, il participe à un stage de détection pour rejoindre l'INF Clairefontaine, sans succès. Mais ce sont des dirigeants de l'AS Monaco présents sur place qui remarquent les qualités du garçon. C'est donc en 2001 que le gamin de la banlieue débarque en Principauté. Il poursuivra donc sa formation du côté de la Turbie, où se situe le centre d'entraînement du club monégasque. Il franchira doucement les traditionnelles étapes qui mènent vers un contrat Pro Élite, sorte de faux contrat pro, qu'il signera en 2005/06.

Le gamin s'installe

Depuis le début de l'année 2006, Serge Gakpé apparaît de plus en plus régulièrement au sein des titulaires du club de la Principauté notamment lors des matches de coupe. Ainsi, il inscrira son premier but en professionnel le 6 janvier 2006 face aux amateurs de Rhône-Vallée en 32èmes de finale de la Coupe de France. Ce jour-là, il réussira même un doublé (pour une victoire finale de l'ASM 6-0). Quinze jours plus tard, il inscrit son premier but en Ligue 1 face à Lens. Ses apparitions se multiplient donc avec l’équipe fanion.

En parallèle, il intègrera rapidement les diverses sélections de jeunes, notamment chez les moins de 19 ans en compagnie des Ben Arfa, Benzema ou Menez.Mais c'est lors de la première moitié de la saison 2006/07 qu'il va véritablement exploser au plus haut niveau. Alors que l'AS Monaco traîne son fardeau dans la deuxième moitié de classement voire dans la zone des relégables, Gakpé est la seule véritable satisfaction du collectif monégasque.

A la mi-championnat, il est même co-meilleur passeur avec six passes décisives. Mais des blessures et des suspensions vont ralentir sa progression. Il n'en restera pas moins la révélation de la saison pour le club de la Principauté au cours d'une saison où il aura disputé 23 matches. C'est plutôt pas mal pour un jeune de 19 ans.

Confirmation attendue

Durant l'été 2007, Serge signera son premier vrai contrat pro avec l'ASM, rejetant du même coup les propositions de grands clubs européens comme Barcelone, Chelsea, Valence ou la Juventus. Il est désormais lié à son club formateur jusqu'en 2011. Depuis le début de la saison, il est apparu lors de chaque sortie monégasque. Mais la concurrence étant rude avec des Piquionne, Köller ou autre Menez, il n'est que rarement titulaire (seulement deux fois sur neuf).

Néanmoins, il a déjà inscrit un but en championnat et a profité de sa titularisation en Coupe de la Ligue pour améliorer ses statistiques, en inscrivant l'un des buts de la qualification monégasque en terre nantaise (2-3). Le jeune homme apporte beaucoup sur le flanc de l'attaque par ses qualités de percussion, de dribbles et de rapidités. Mais physiquement, il se doit de muscler son jeu pour poser davantage de problèmes aux défenses adverses. Son gabarit (1,76 m pour 68 kg) ne lui permet, en effet, pas de peser suffisamment. Mais une expérience aux côtés d'un joueur de "poids" comme Jan Köller devrait lui permettre de s'étoffer dans ce domaine. Cette étape devrait lui permettre d'intégrer plus régulièrement l'équipe de France Espoirs de René Girard et à terme la sélection des A.
Photo : www.asm-fc.com
Florent Sachot

FIFA Pro Awards 2007 : Kaka élu joueur de l'année

Le Brésilien du Milan A.C, vainqueur de la Ligue des Champions en mai dernier, succède à son compatriote du FC Barcelone Ronaldinho, lauréat des deux dernières éditions. Kaka a ainsi été élu meilleur joueur de l'année 2007 par ses pairs (25 000 joueurs sur 60 000 ont voté).


L'équipe de l'année 2007 :


--------------------Buffon-----------------------

Nesta ----- Cannavaro ---- Terry ------ Puyol

--------------------Gerrard----------------------

-----------Kaka---------------C.Ronaldo--------

---Messi--------------------------Ronaldinho---

---------------------Drogba----------------------


Même si la défense, c'est du grand n'importe quoi (Puyol n'a jamais joué à gauche de sa vie, idem pour Nesta à droite, mais si ça fait plaisir à la FIFA) et que Ronaldinho est invisible depuis près d'un an et demi, cette équipe fait tout de même rêver. Jean-Michel Aulas ne doit pas être content en constatant qu'il n'y a aucun de ses protégés...Vraiment incompréhensible !

Le poids de l’exploit

Si quelques-uns ont encore peur de voir le XV de France se prendre une branlée samedi face à la Nouvelle-Zélande…on les comprend ! Mais, il faut rester positif, y croire à fond même si tout le monde vous pouffe au nez avec une haleine de pet de labrador.



N’écoutez pas les stats toujours débiles, ou ceux qui souhaitent vous convaincre en vous rappelant que la France gagne 34,7% de matchs en plus lorsqu’elle joue en bleu plutôt qu’en blanc (!!). Persuadez-vous qu’un exploit, un coup de bol, une chance de cocu est toujours possible…
On se persuade comme on peut, en effet ! Alors loin des recherches d’archives et des statistiques de ma grand-mère, il faut croire à la victoire de l’équipe de France de rugby sur un exploit assez impensable. La merveille du sport est son incertitude (que le dopage consume petit à petit !). Alors, tout simplement, disons-nous qu’un exploit samedi est possible !

Cependant, l’exploit se provoque. C’est pour cela qu’il ne faut pas le confondre avec le mec au cul bordé de nouilles ! Non, l’exploit se laisse chercher, désirer, pour au final offrir à son probable solliciteur une allégresse qu’il n’imaginait même pas aussi intense. Pour lui mettre la main dessus, il faut un cœur gros comme ça, des jambes et des bras indolores, un cerveau dans un bon état de fraîcheur et tout de même un petit peu le fameux « cul bordé de nouilles » !

Pour vous prouver que tout est possible dans ce quart de finale, rien de mieux qu’une ribambelle d’exemples. Tout près de nous, l’OM devenant la 1ère équipe française à l’emporter à l’Anfield Road de Liverpool en Ligue des Champions (1-0). L’équipe de Monaco se hissant en finale de la Champions League en 2004 en éliminant juste au passage le Real Madrid et Chelsea. La performance de Lewis Hamilton, 1er rookie à réaliser 9 podiums pour ses 9 premiers GP et en passe donc de devenir le 1er débutant à choper la couronne mondiale de Formule 1. Le judoka Teddy Riner, champion du monde senior à 18 ans au Brésil alors qu’il est encore junior et cela pour sa première participation à un Mondial ! Ou bien, dans une autre mesure, le succès de la Russie sur l’Espagne lors de l’Euro basket et à l’inverse celui des Ibères sur les Russes à l’Euro volley. Victoires acquises sur terrain des vaincus…

Mais comme la France ne joue pas chez elle mais au Pays de Galles (Cardiff)… Bref, un exploit ou un énorme coup de cul peut nous renverser dans une grande folie samedi. Si on perd, on aura quand même fait la fête. Et à l’inverse d’un célèbre sponsor proclamant qu’impossible n’est rien, osons à Shotactu d’aviser : rien n’est impossible. Prenez Tony Vairelles (pas simple de se souvenir de lui, j’en conviens !). Ce joueur a déjà marqué sous le maillot bleu ! Rien n’est impossible, je vous dis !

William Grolleau

jeudi 4 octobre 2007

Foot - La liste des Bleus contre les Feroé et la Lituanie

Pour affronter les tonitruantes formations des Féroé (13 octobre) et de la Lituanie (17 octobre) pour le compte des éliminatoires de l'Euro 2008, Raymond Domenech a convoqué 23 joueurs. Pas de Samir Nasri et Patrick Vieira (convalescents), ni de David Trezeguet (il marque trop de buts dans le Calcio). En revanche, retours en grâce de Jérôme Rothen et Mathieu Flamini.

La liste des 23 Bleus :

Gardiens
: Frey, Landreau, Ramé
Défenseurs : Abidal, Escudé, Evra, Gallas, Mexès, Sagna, Thuram
Milieux : Diaby, Diarra, Flamini, Makelele, Rothen, Toulalan
Attaquants : Anelka, Benzema, Govou, Henry, Malouda, Ribéry, Saha

L'OM, c'est fou...l'OL à la rue

Humilié en championnat, Emon à l'ANPE, un nouveau coach belge au palmarès intéressant mais inconnu en France, et pourtant, Marseille a réalisé l'authentique exploit de vaincre Liverpool à Anfield Road (1 - 0), sur un but magnifique du petit Mathieu Valbuena. De son côté, Lyon sombre à domicile contre les invincibles Rangers (0 - 3) et envisage désormais la troisième place de la poule. Un coup dur financier en perspective...


Depuis plusieurs années, on vante les mérites de Lyon grâce à ses 6 titres de champion de France et que l'on pensait capables de rééditer ses performances sur la scène européenne. Finalement, les Rhodaniens voient leur niveau s'amoindrir au fil des saisons. Désormais fini les rêves de sacre continental, Jean-Michel Aulas place tous ses espoirs sur l'UEFA, qui semble plus dans les cordes de son équipe. Cependant, malgré la branlée écossaise, Lyon peut toujours se qualifier en cas de double succès lors des confrontations contre Stuttgart, également à la peine. Et pour une fois, l'OL ne va pas faire d'ombre à l'exploit marseillais en terre anglaise.

Au fond du gouffre depuis plus de 2 mois, Marseille a sauvé mercredi soir la face du football français. Et le président de la LFP Frédéric Thiriez a sauté sur l'occasion : "La performance de l'OM, actuel seizième de la Ligue 1, contre le quatrième de la Premier League démontre le très bon niveau du championnat de France". Du grand n'importe quoi... Contrairement à Lyon, l'OM détient surtout cette faculté de se sublimer en coupe d'Europe lors des moments cruciaux : quatre finales (2 en LdC et 2 en UEFA) en 13 ans, des exploits retentissants lors de ses dernières représentations dans les joutes européennes (Inter, Lazio, La Corogne, Newcastle, Liverpool par deux fois et on en passe) mais aucun titre pour autant...

L'OM et la Coupe d'Europe, c'est une grande histoire d'amour qui a une nouvelle fois atteint son paroxysme mercredi. Tout le monde (même Shotactu, c'est dire) annonçait l'enfer pour ces pauvres olympiens. Sincèrement, on pensait que les hommes de Erik Gerets allaient se faire défoncer de tous les côtés. Quand on voit la performance des joueurs, on a qu'à fermer notre gueule. Ils ont joué haut, conservé le ballon et dominé la rencontre pendant 85 minutes. Tout simplement invraisemblable. Durant une grande partie de la rencontre, on s'est même cru au vélodrome tellement le public d'Anfield était apathique à la vue de la prestation de ses protégés. En plus, cette performance historique (première victoire d'un club français à Liverpool) est à mettre sur le compte d'un geste de grande classe et désormais dans les annales de Mathieu Valbuena, qui jouait encore en National en 2006.

Le jeune girondin, rejeté par le centre de formation bordelais, avait qualifié l'OM en Ligue des Champions en mai dernier à Saint-Etienne et cette fois, il est l'auteur d'une des plus belles pages de l'histoire du club marseillais. Bravo monsieur ! Maintenant, Marseille peut légitimement espérer aller en huitièmes de finale de la compétition. Le prochain match dans trois semaines contre Porto au Vélodrome sera décisif. Une victoire assurera quasiment la qualification aux Olympiens. La première rencontre de Gerets sur le banc fut une réussite totale, les supporters attendent confirmation dès samedi à Saint-Etienne...

mercredi 3 octobre 2007

France - All Blacks : Prêts pour le combat

Samedi soir, le XV de France sera face à l'un des plus grands défis de son histoire. Les hommes de Laporte retrouveront, à Cardiff, l'équipe de Nouvelle-Zélande, grande favorite de la compétition. Parviendront-ils à rééditer l'exploit de 1999 ?


Souvenirs, souvenirs...

Quand on demande à Jerry Collins, troisième ligne des Blacks, s'il a peur de l'équipe de France après l'élimination de 1999, sa réponse est claire : "I'm not afraid" (je n'ai pas peur). Une autre réponse nous aurait étonné, d'ailleurs. En effet, depuis ce 31 octobre 1999, les Néo-Zélandais ont enchaîné sept victoires consécutives face aux Bleus. Néanmoins, le scénario renversant de cette rencontre doit encore un peu trotter dans les têtes de Messieurs Kelleher ou Oliver, déjà présents sur la pelouse de Twickenham le soir du "crime". Enfin, on l'espère.

Remémorons-nous ces bons moments. En début de match, la France résistait parfaitement à la puissance néo-zélandaise. Combat de pénalités jusqu'au premier essai signé Christophe "Titou" Lamaison à la 20ème minute. La France menait alors 10 à 6. Les Blacks accéléraient et un premier essai de Jonah Lomu permettait à son équipe de mener à la pause (10-17). Ce même Lomu réalisera le doublé dans ce match avec un second essai inscrit cinq minutes après le retour des vestiaires. 10-24, ça semblait mal parti pour les Bleus . Et puis, par un coup de baguette magique, le match avait basculé. Tout le monde se souvient du déboulé de Christophe Dominici et de son plongeon victorieux dans l'en-but des Blacks (56ème). Quatre minutes plus tard c'était Richard Dourthe qui écrasait le ballon dans la zone fatidique... Finalement, la France s'était imposée 43-31 dans un match qui restera à jamais dans les mémoires collectives... ou au moins jusqu'à samedi soir...

Retour sur terre... galloise

Bon, c'est bien joli tout cela mais c'est du passé. Samedi soir, les données seront bien différentes. Quoique ? Les Blacks seront comme d'habitude favoris. Ils le sont depuis la première Coupe du Monde en 1987 qu'ils ont gagné mais depuis...plus rien ! Vingt ans que ce titre leur échappe. Alors, ils pourront bien attendre quatre ans de plus, non ? Qu'ils nous laissent gagner chez nous. Et dans quatre ans, chez eux, on leur laissera... Ah, ça ne marche pas comme cela !? Mais on doit gagner ce Mondial en France... A propos de Mondial en France, comment en arrivons-nous à jouer notre quart de finale à Cardiff ??? Petit carton jaune à Monsieur Lapasset et ses collaborateurs organisateurs de cette compétition. A trop miser sur la réussite des Bleus, on court peut-être à sa perte.

Ces messieurs avaient certainement parié sur une première place de poule pour la France, méprisant les chances argentines. Du coup, la France aurait joué son quart au Stade de France. Seulement voilà, les Pumas ne l'entendaient pas de cette oreille et vont nous faire voyager au Pays de Galles. Donner des matches de notre Mondial à nos voisins, d'accord. Les Gallois l'avaient fait en 1999, on veut bien leur rendre la monnaie de leur pièce. Mais n'aurions-nous pas pu y faire jouer les Gallois plutôt que nous, Français ? Pourquoi le quart de finale de Cardiff n'est pas celui qui aurait pu intéresser les Dragons Rouges, à savoir celui entre les deuxième du groupe où figurait le Pays de Galles et le premier de la poule A. Certes, les Gallois se sont faits lamentablement sortir mais au pire, ça aurait permis à nos amis Fidjiens de voir du pays... et à un stade français de vibrer devant les exploits des Bleus. Bon, refermons ce dossier qui me fait hérisser le poil et reprenons notre calme.

Comment les battre

Cherchons plutôt les points faibles de l'adversaire. Heu, désolé, là je sèche. La défense peut-être. Oui, s'il y a un petit défaut à trouver dans cette formidable machine de l'hémisphère sud, c'est bien du côté de la défense qu'il faut aller la chercher. Le moyen de les inquiéter pourrait être un jeu offensif rapide et une pression constante sur l'arrière-garde adverse. Évidemment, il faudra faire un match parfait pendant quatre-vingt minutes. Autre solution, le jeu au pied pour obliger les ailiers géniaux que sont Rokocoko et Sivivatu et l'arrière McDonald à rester sur leurs gardes et à ne pas jouer trop haut. Pour le reste, ça passera par le combat, comme tout bon match de rugby. En tout cas, la France a déjà gagné sur un point : elle jouera en bleu. Jo Maso a gagné le tirage au sort dans la semaine et a donc choisi le maillot. Néanmoins, les Blacks ont demandé de jouer dans leur traditionnel maillot noir. Affaire à suivre.

Les équipes

On l'attendait depuis un moment, la dépêche est tombée à 10H39...avec près de deux heures de retard sur le timing prévu. Heureusement que Bernard Laporte avait promis de ne pas faire traîner les choses... La principale surprise vient de la titularisation de Lionel Beauxis, préféré à Michalak et Skrela pourtant plus expérimentés au poste de demi d'ouverture. Mais Beauxis a fait ses preuves face à la Géorgie et le sélectionneur le pense capable de grimper d'un échelon en jouant le rôle de chef d'orchestre face aux Blacks. Sacré pari ! Autre surprise, la titularisation de Damien Traille à l'arrière qui pousse Clément Poitrenaud sur le banc. Sinon, Laporte continue à faire confiance à Dusautoir et Marty, auteurs d'un bon début de compétition. Sébastien Chabal démarrera sur la touche.
Chez les Blacks, c'est la sélection d'Anton Oliver au poste de talonneur qui étonne le plus. Depuis le début du Mondial, c'est Keven Mealamu qui avait fait ses preuves à ce poste. Autre choix surprenant, l'absence du plus expérimenté des trois-quarts néo-zélandais Doug Howlett, qui ne sera même pas sur la feuille de match. Pour le reste, c'est du classique... et du costaud !

Le XV de France :

Damien Traille ; Vincent Clerc, David Marty, Yannick Jauzion, Cédric Heymans ; Lionel Beauxis, Jean-Baptiste Elissalde ; Julien Bonnaire, Thierry Dusautoir, Serge Betsen ; Jérôme Thion, Fabien Pelous ; Pieter de Villiers, Raphaël Ibanez, Olivier Milloud

Remplaçants :

Dimitri Szarzewski, Jean-Baptiste Poux, Sébastien Chabal, Imanol Harinordoquy, Frédéric Michalak, Christophe Dominici, Clément Poitrenaud.

Le XV de Nouvelle-Zélande :

McDonald ; Rokocoko, Muliaina, McAlister, Sivivatu ; Carter, Kelleher ; McCaw, So'oialo, Collins ; Williams, Robinson ; Hayman, Oliver, Woodcock.

Remplaçants :

Mealamu, Tialata, Jack, Masoe, Leonard, Evans, Toeava.

Florent Sachot

dimanche 30 septembre 2007

Mondial Rugby - Les Blacks pour la France

Comme on pouvait le craindre, on jouera notre dernier match de cette septième coupe du monde en quarts de finale. En effet, malgré un net succès face à d'affreux géorgiens (64 - 7), les Bleus devront se dépêtrer des invincibles All Blacks en raison de la nouvelle déroute (15 - 30) des Irlandais contre de formidables argentins, plus que jamais outsiders à la victoire finale. La composition de l'équipe de France sera dévoilée mercredi matin.


Le tableau des quarts de finale :


Nouvelle-Zélande - France (samedi prochain à 21h à Cardiff)
Angleterre - Australie
Fidji - Afrique du Sud
Ecosse - Argentine

jeudi 27 septembre 2007

Mondial Rugby - Un XV de France tout neuf

Pour assurer la qualification en quart de finale (contre les Blacks ?) face à la Géorgie dimanche à Marseille, Bernard Laporte a effectué 9 changements par rapport au match contre l'Irlande. Du bon et du moins bon reviennent dans le XV de départ.

Ah qu'il doit être content Sébastien Bruno de jouer ce dernier match décisif ! Le talonneur de Sale était déjà surnommé le Pascal Chimbonda du rugby en raison de son rôle de remplaçant inutile. Finalement, il va se dégourdir les jambes face à la Géorgie même s'il ne se fait aucune illusion sur la hiérarchie à son poste. Cependant, Jo Maso explique : "il y a trois talonneurs, on a estimé qu'il est derrière les autres, mais il a joué le jeu, donc on se doit aussi de lui donner une opportunité de montrer qu'il est là". Tout aurait été si simple si le staff n'avait pris que deux talonneurs comme tout squad normalement constitué. Bruno se retrouve à Marcoussis à se toucher les robignolles pendant qu'un Thomas Castaignède ne nous ferait pas de mal à l'arrière en concurrence avec Clément Poitrenaud.

Autre joueur satisfait ce matin : Christophe Dominici. Il va probablement disputer sa dernière rencontre avec les Bleus dimanche. En plus, ce sera chez lui, dans son antre préféré, lui le Toulonnais supporter de l'OM. Il jouera aux cotés d'autres revenants : Aurélien Rougerie et Yannick Jauzion. "On a envie de retrouver les joueurs qu'on aime, enthousiastes, qui attaquent les défenses, qui créent, qui font la différence" déclare l'entraîneur des Bleus.
A la charnière, les Toulousains Michalak - Elissalde ont été laissés au repos. Pierre Mignoni retrouve malheureusement une place de titulaire tout comme le prometteur Lionel Beauxis qui a une énorme carte à jouer pour la suite de la compétition. Le staff redoute la faiblesse du jeu au pied de Fred Michalak face aux grosses écuries de l'hémisphère Sud. "On a toujours besoin d'un pied majeur. C'est aussi un vrai buteur" se défend Bernard Laporte. Par ailleurs, Serge Betsen, "qui aime bien enchaîner les matches pour être bien" sera pour la deuxième fois de sa carrière le capitaine des Bleus.

Le XV de départ:

Poitrenaud - Rougerie, Marty, Jauzion, Dominici - (o) Beauxis, (m) Mignoni - Nyanga, Bonnaire, Betsen (cap.) - Thion, Nallet - Poux, Bruno, Milloud.

Remplaçants : Szarzewski, Mas, Pelous, Martin, Elissalde, Skrela, Clerc.

Kevin Lejeune, le beau, le talentueux

On poursuit notre tour d'horizon des pépites de la Ligue 1. Après Didier Digard et Karim Benzema, découvrez Kevin Lejeune. Il a 22 ans et il est la révélation d'une équipe de l'AJ Auxerre à la peine en ce début de saison. Mais le jeune homme est peut-être le détonateur de la machine bourguignonne.






L'heure du réveil a sonné


L'AJ Auxerre a vécu un début de championnat délicat, c'est le moins que l'on puisse dire. C'est même le plus mauvais départ des Icaunais depuis leur arrivée en première division durant l’été 1980. Mais depuis deux journées, les Bourguignons semblent réveillés. Ils ont parfaitement profité de leurs deux réceptions consécutives de Nice puis de l'OM pour prendre six points en Ligue 1, ce qui n'est jamais facile et ils ont confirmé ce mardi en décrochant leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue en sortant Saint-Étienne. Si Kevin Lejeune n'a pas participé à cette dernière rencontre, il n'est certainement pas étranger à la réussite de son équipe dans les deux premiers. Buteur face à Nice, passeur face à Marseille avant ... d'être expulsé, le jeune homme s'est imposé comme un titulaire indiscutable depuis le début de saison, et peu à peu, il prend confiance et donne raison à Jean Fernandez quant à son choix.

Des débuts aux quatre coins de France

Kevin Lejeune est né le 22 janvier 1985 à Cambrai. Il n'a guère le temps d'y faire des bêtises (désolé, elle était facile celle-là !) puisque ses parents s'installent dans l'Oise. C'est à Boran qu'il commence à taper dans le ballon avec ses copains vers l'âge de 5 ans. Mais vers 9 ans, nouveau déménagement vers Montauban, pays de rugby. Mais malgré cela, il continue à préférer le ballon rond au ballon ovale. Ses belles performances lui permettent d'entrer à 13 ans au centre de pré-formation de Castelmoreau à Toulouse. Dès ce moment, Serge Courant, recruteur de l'AJ Auxerre, a repéré les qualités du petit prodige et lui promet de l'accueillir au centre de formation du club bourguignon... quand il aura l'âge requis pour y entrer. Pour patienter, il s'engage avec Toulouse Fontaines, club où il jouera jusqu'à l'âge de 15 ans. Durant l'été 2000, il passera un stage de détection à l'AJ Auxerre et intégrera finalement le centre de formation. Il gravira alors peu à peu les échelons qui vont de l'équipe des moins de 15 ans à la Ligue 1 en passant par les cases moins de 17, Division d'Honneur, CFA 2 et CFA. Il intègre le groupe pro lors de la saison 2004/05 mais ne dispute aucun match.

Une explosion ... à retardement

Malheureusement pour lui, alors qu'il aurait peut-être eu sa chance en Ligue 1, Kevin Lejeune est victime d'une rupture des ligaments croisés du genou droit durant l'été 2005. Sa saison 2005/06 est d'ores et déjà gâchée. Et Kevin tardera à revenir à son meilleur niveau. C'est au printemps dernier qu'il saura saisir sa chance. En fin de championnat, alors que l'AJA traîne dans le ventre mou de la L1, Lejeune apparaît de plus en plus souvent dans l'équipe alignée par Jean Fernandez. Il disputera 9 rencontres et inscrira son premier but au haut niveau à la dernière minute du dernier match à Valenciennes. C'est le déclic ! Été 2007, Kanga Akalé, Benoît Cheyrou et Lionel Mathis quittent l'Yonne. Kevin Lejeune a donc l'opportunité de s'installer comme titulaire en soutien de l'avant-centre Toifilou Maoulida. Et il la saisit pleinement !

Aligné lors de chaque rencontre, dont 8 fois sur 9 en tant que titulaire, il a réussi à tripler son compteur buts en Ligue 1 - ça impressionne plus en le disant comme ça qu'en disant qu'il a marqué deux buts depuis le début du championnat ! Également auteur de deux passes décisives, il est l'un des principaux artisans du retour en grâce d'Auxerre après un départ très timide. Sa vivacité et sa technique sont ses deux principaux atouts. Avec l'expérience, il pourra acquérir une meilleure vision du jeu et pourrait attirer l'attention du sélectionneur des Espoirs, René Girard, qui lui a plutôt tourné le dos jusqu'à maintenant. Mais, Lejeune n'a pas dit son dernier mot et espère emmener Auxerre très haut. En tout cas, au-dessus de la 18ème place de Ligue 1, synonyme de relégation !

Florent Sachot

mercredi 26 septembre 2007

Eric Gerets nouvel entraîneur de l'OM !

Suite à son début de saison catastrophique (4 défaites et 4 nuls en 9 matches), Albert Emon a perdu sa place au profit du Belge Eric Gerets, fortement souhaité par l'actionnaire majoritaire du club Robert-Louis Dreyfus. Encore une fois, Pape Diouf n'a pas obtenu gain de cause...

Depuis son intronisation à la présidence de l'OM, Pape Diouf n'a jamais pu nommer l'entraîneur de son choix. Lors de l'été 2005, le premier choix (et celui de RLD) est ... Eric Gerets. Cependant, devant la situation délicate au sein de l'organigramme olympien, le sorcier belge répond finalement aux sirènes stambouliotes de Galatasaray avec qui il sera champion. L'ex-agent de joueur veut alors Bruno Metsu mais celui-ci ne retient guère les faveurs de tout l'encadrement technique. Après de nombreuses semaines de tractations, Jean Fernandez devient le nouvel homme fort pendant un an. Trop stressé par la pression marseillaise, il décide de partir vers Auxerre afin de retrouver un peu de sérénité et un coeur en meilleur état.

Par conséquent, le tandem de choc Diouf - Anigo est à la recherche d'un nouveau tacticien. Après avoir pris des stops de tous les côtés (Deschamps, Tigana, Ranieri, la mère Michelle et papy Mougeot), le fidèle adjoint bébert Emon se transforme en numéro un. Vu son attachement à l'OM et son manque de fermeté, ça permet au Nigot d'effectuer les choix tactiques de son choix sans pour autant se mettre en avant. Cette formule a marché pendant un an...surtout grâce aux performances d'un Ribéry toujours aussi décisif, de la montée en puissance de Nasri et d'un Djibril Cissé retrouvé.
Cependant, la perte de la star des Bleus va faire énormément de mal aux incompétences conjuguées de Emon et Anigo. Ces idiots abordent cette saison avec le même sytème de jeu que l'année dernière...sans leur meilleur joueur, remplacé numériquement par Karim Ziani (dont les caractéristiques sont entièrement distinctes). Devant ce manque d'intelligence tactique, Marseille a vite perdu tout espoir de titre (et d'Europe ?) et se retrouve à jouer le maintien avec des joueurs surcôtés (Zenden, Cheyrou, Givet, Rodriguez, Faty). La fameuse fierté phocéenne en a pris un coup.

Dans l'urgence, les dirigeants se sont mis en quête d'un nouvel entraîneur qui accepte d'être sous la coupe de José Anigo. Ils ont tenté Metsu. Il a rigolé, il préfère toucher du pognon aux Emirats. Guy Lacombe souhaite continuer à toucher le pactole sur Canal +. Tigana est en vacances. Deschamps veut ramener tout son staff. Luis Fernandez aime trop le PSG. Vahid est en Bosnie pour la guerre. La mère Michelle cherche encore son chat pendant que le papy Mougeot réfléchit toujours sur le schmilblick. Vu qu'aucun coach ne veut venir, RLD a pris l'affaire en main et a envoyé Louis Acariès mettre une droite aux dirigeants et surtout imposer Eric Gerets, libre de toute fonction. Détenteur d'un palmarès flatteur, l'entraîneur belge de 53 ans a quitté Galatasaray cet été.

"L’équipe a aujourd’hui besoin d’un nouvel élan. Eric Gerets est l’entraîneur qui peut nous l’apporter tout en s’inscrivant dans la continuité du travail important réalisé par la direction sportive depuis près de trois saisons. Son expérience et son parcours, aussi bien en Belgique, au Pays-Bas, en Allemagne ou en Turquie, sont des atouts qui aideront notre club à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé" a annoncé le président marseillais mardi soir. On lui souhaite la même réussite que son prédécesseur flamand, le très regretté Raymond Goethals...

Quid de Albert Emon maintenant ? Probablement dans le staff. "C’est une décision difficile à prendre au regard de l’amitié qui nous lie à Albert Emon et du travail accompli. Nous l’avons mûrement réfléchie et ce n’est pas sans tristesse que nous la prenons. Mais Albert connaît trop bien le club pour ne pas comprendre notre décision. Et je souhaite qu’il continue à apporter au club sa passion et son expérience comme il le fait déjà depuis tant d’années".
Même si c'était un entraîneur d'un niveau très très moyen, Albert Emon reste un homme extraordinaire qui aime l'OM plus que ses testicules donc on lui souhaite tout le bonheur du monde. A Marseille ou ailleurs.

mardi 25 septembre 2007

Le Parc des Princes ... du rire

Trois points en cinq matches, c'est la faible récolte réalisée par le Paris SG au Parc des Princes en ce début de saison. Dimanche soir, ce sont les Girondins de Bordeaux qui sont venus chercher les trois points de la victoire dans la capitale.




Un terrible constat


Le bilan du Paris Saint-Germain à domicile après 9 journées est accablant. Cinq matches, trois nuls et deux défaites malgré des matches contre Sochaux, Lorient, Lille ou même Marseille (qui ne fait plus peur à personne) qui sur le papier semblaient à la portée du PSG. Ce week-end, c'est donc Bordeaux qui a fait le plein de points au Parc et ce pour la deuxième année consécutive. Paris dominateur dans le jeu a été incapable de se créer des occasions franches et le pauvre Jérôme Rothen a eu beau se démener, deux erreurs défensives ont eu raison de cette triste équipe parisienne. Mais pourquoi Paris n'y arrive pas sur sa pelouse ? Trop de pression sur de jeunes joueurs comme Didier Digard, Jérémy Clément ou encore Grégory Bourillon ? C'est certainement l'un des facteurs qui pourrait expliquer cette faillite au Parc, mais il faut aller chercher plus loin.

Le Parc fait peur ?

Il y a quelques mois, cette explication aurait été plausible. Les conflits entre les groupes de supporters et les dirigeants du club, notamment M.Larue, avaient fait monter la pression Porte d'Auteuil. La mort d'un supporter à l'issue d'une rencontre et la fermeture de la tribune Boulogne, qui s'en était suivie, faisaient régner dans ce stade un climat susceptible de paralyser les joueurs. Mais aujourd'hui, ce problème est résolu. Le calme est revenu dans les tribunes. Mais les jeunes joueurs du groupe parisien qui arrivent de clubs "calmes" comme Le Havre ou Rennes ressentent peut-être encore une sorte de pression qu'ils ne connaissaient pas dans leur précédente équipe. Plus les matches passeront, plus la confiance arrivera et mieux ça ira pour le Paris SG, non ? Sauf, si à force de résultats bidons, le public fait une nouvelle "crise" et fait remonter la pression. Là, le PSG reviendrait au point de départ. Un pas en avant, deux pas en arrière, c'est la triste politique du club de la capitale depuis de nombreuses années. Et ce n'est pas sûr que cela change de sitôt.

Paris, équipe de contre ?


Deuxième explication, un souci tactique. Dans ses matches à la maison, le bloc défensif parisien joue trop bas. Du coup, il n'arrive pas à trouver ses attaquants et notamment Pedro Miguel Pauleta (du moins quand il joue), qui traîne toute sa détresse au sein de l'attaque du PSG. Si le Paris Saint-Germain a souvent la maîtrise du ballon, comme face à Bordeaux, son jeu vers l'avant n'est pas assez direct et rapide pour déstabiliser la défense adverse. Dans le camp de l'adversaire, là où, en moyenne, les clubs du championnat jouent en 1,75 touches de balle par joueur, les Parisiens jouent en 3,3 touches ! De quoi laisser le temps aux défenses de se replacer en marchant et les yeux fermés. De plus, leurs transmissions sont trop souvent latérales et la prise de risque est insuffisante pour avoir des chances de mettre le danger chez le visiteur. Bref, Paris n'arrive pas à créer du jeu et joue petit bras. Même Jérémy Clément l'avoue. Ramé a bien failli s'endormir dimanche soir. A l'extérieur, le PSG peut se permettre de laisser la maîtrise à l'adversaire et de jouer en contre. Et pour le moment, cela s'avère bien plus efficace. Mais Paris a-t-il vraiment les moyens de jouer autrement ?

PSG, Paris Sans Génie !

C'est sans doute le constat qui fait le plus mal, mais c'est malheureusement la vérité. La faiblesse technique de l'effectif du club de la capitale est criante en ce début de saison. Certes Jérôme Rothen a un super pied gauche et son volume de jeu au milieu de terrain du PSG prend de l'ampleur match après match ... mais à ses côtés, c'est le désert. Amara Diané nous offre une série de dribbles chaloupés, rarement efficaces, une fois par match et ... c'est à peu près tout. Le profil de la plupart des joueurs parisiens cette saison est plutôt celui de combattants qui ne lâchent rien comme Didier Digard ou Jérémy Clément.

Mais question technique, ces "gamins" ont des progrès à faire. En faisant confiance à ces jeunes joueurs, les dirigeants parisiens font un pari sur l'avenir - le président a annoncé un titre d'ici à quatre ans, reste à savoir quel titre ? Coupe de la Ligue, champion de France de Ligue 2 ? Mais les supporters du Paris Saint-Germain ont déjà fait preuve de beaucoup de patience face aux résultats décevants du club depuis plusieurs années. Le resteront-ils encore longtemps ? En attendant, le PSG se doit de trouver les moyens de gagner à domicile. Prochain rendez-vous au Parc, la réception du Stade Rennais invaincu à l'extérieur comme Bordeaux... et Paris d'ailleurs. Bon test en perspective.


Florent Sachot

lundi 24 septembre 2007

Ligue 1 - Le Top et le Flop de la 9ème journée

Après chaque journée de championnat, Shotactu vous délivre une équipe regroupant les meilleurs joueurs de la journée et une autre saluant le travail des cancres de l'élite.



Le Top de la 9ème Journée :


------------------------Runje (Lens)------------------------

Sauget (ASNL)-Traoré (AJA)-Puygrenier (ASNL)-Ilunga (TFC)

----------Romaric (Le Mans)----Hellebuyck (Nice)----------

Hadji (Nancy)--------------------------------Birsa (Sochaux)

------------Niculae (Auxerre)-----Koné (Nice)---------------



Le Flop de la journée :


--------------------Janot (St-Etienne)-------------------

Ebondo (TFC)-Givet (OM)-Mensah (Rennes)-Taiwo (OM)

----------D.Perez (Monaco)---Clément (Paris SG)--------

Boukari (Lens)----------------------------Néné (Monaco)

-----------Aruna (lens)----Luyindula (Paris SG)----------

Jean-Michel Aulas s'en prend à L'Equipe

La mauvaise semaine de Lyon (déroute à Barcelone 0 - 3 et match nul contre Lille à domicile 1 - 1) a mis hors de lui Jean-Michel Aulas, qui s'en est pris ouvertement à notre bon vieux quotidien préféré. Quel blasphème !

Aujourd'hui, quand Lyon perd un match, on n'a plus le droit de critiquer les joueurs et encore moins l'entraîneur. Au contraire, on se doit de les féliciter d'avoir subi une branlée au Nou Camp comme a pu le faire l'entraîneur Alain Perrin. "A 1 à 0, on était proche de revenir au score" déclarait le tacticien. Tant mieux mais il faut reconnaître que personne a vu le même match que lui. Le lendemain de la rencontre, L'Equipe s'est fort justement penché sur l'incapacité lyonnaise à se mesurer au gratin européen.

Ce qui a eu le don de décupler la nervosité du président Jean-Michel Aulas après le match nul de son équipe contre Lille (1 - 1) à Gerland dimanche soir : "Cette semaine, on a surtout été à la peine dans le journal L'Equipe. Quand un journaliste se permet d'appeler Alain Perrin PPH (« Passera pas l'hiver »), alors que l'équipe est ce soir 4e au classement, c'est une faute professionnelle et déontologique qui ne correspond pas à l'esprit de ce qu'on doit faire quand on est journaliste. Aucune source n'est citée, n'importe qui peut dire ça. N'est-ce pas le journaliste lui-même qui a inventé cette histoire ? Et quand cette information est parue dans France Football, je ne l'ai pas vue mais si je l'avais vue, j'aurais réagi de la même manière".

Il en rajoute ensuite une couche sur le quotidien par rapport à un article sur le projet de stade à Lyon : "il y a un climat pervers autour de l'OL. Ce qui est écrit aujourd'hui, jour de match, dans L'Equipe est inadmissible et scandaleux. Si j'étais directeur de rédaction de ce journal, je prendrais des sanctions. Quand on lance un projet de stade, L'Equipe ne titre que sur le retard potentiel alors que c'est un investissement considérable de 300 millions d'euros. Je m'élève contre de tels procédés qui n'honorent pas la profession de journaliste. Des présidents mis sous pression, des entraîneurs vilipendés par la presse, tout ça suppose une grande maturité psychologique des joueurs. Je pense avoir les épaules pour pouvoir dire les choses, je préfère les dire pour que ce genre de procédé ne se renouvelle jamais parce que c'est trop grave !".

Au vu des remarques de Pierre Menès dans 100% Foot (ndlr, il déclarait dimanche soir que Aulas se foutait royalement de la Ligue des Champions et que sa seule ambition était de finir champion tous les ans), on peut se douter qu'il va également en recevoir pour son grade. Est-ce que les résultats médiocres de son club sont la cause de ces déclarations aussi fracassantes que disproportionnées ? L'humiliation subie à Barcelone lui a sans doute faite très mal car Jean-Michel Aulas devient de plus en plus parano avec les médias. Quand on prend 3 à 0, c'est normal de se faire critiquer. Tout comme quand on ne passe pas une seule fois les quarts de finale de la Ligue des Champions en 4 ans alors qu'on prétend la gagner.

Heureusement que Alain Cayzac et Pape Diouf ne sont pas aussi susceptibles dès qu'on écrit un mot de travers sur les résultats calamiteux de Paris et Marseille. Vous allez me dire : pour eux, ça reviendrait à faire ce type de déclaration chaque semaine. Ils risqueraient alors fortement l'infarctus ou une syncope...Mais le plus sidérant dans cette fausse histoire, c'est que tout le monde sait pertinemment que Lyon va enchaîner avec un septième titre de champion de France sans problème. Encore du bruit pour rien...

dimanche 23 septembre 2007

Basket : les maux bleus

L'équipe de France faisait partie des favoris de l'Euro basket... et ils sont passés complètement à côté de leur sujet. En terminant huitièmes de la compétition, ils ont même tiré un trait sur les Jeux Olympiques de Pékin. Ce qui risque de totalement remettre en question l'avenir des Bleus.



Un coach sur la sellette

A l'issue de cet Euro espagnol, il est temps de distribuer les bons et mauvais points. Et pour les Bleus, il sera plus facile de trouver les mauvais que les bons. Pauvreté collective malgré des joueurs comme Tony Parker ou Boris Diaw à la manœuvre, faiblesse au tir que la blessure d'Aymeric Jeanneau n'a pas aidé, l'équipe de France était très loin du niveau que ne le laissait entrevoir son effectif ou même sa préparation. Il ne faut pas oublier qu'à moins de quinze jours du coup d'envoi de la compétition, les Bleus avaient laminé les Russes, futurs champions d'Europe, de plus de trente points dans le cadre du tournoi de Paris ! Et comme souvent lors des échecs dans le domaine du sport, l’entraîneur se retrouve sur le banc des accusés.

Même le président de la Fédération se présentait comme partie civile lors du procès Bergeaud : « Claude Bergeaud , qui a obtenu par le passé de bons résultats doit faire son bilan. Et c’est à lui de prendre ses responsabilités. Sur le match (NDLR : contre la Slovénie, match pour la 7ème place), il m’a seulement semblé qu’il y avait eu des changements bizarres. C’est l’occasion de rebâtir, de rajeunir. » En clair, Yvan Mainini demande, à peine poliment, à Claude Bergeaud de faire ses bagages et de rentrer dans son Béarn. Chose que le sélectionneur n’a pas fait...pour le moment, peut-être grâce à l’appui de ses joueurs et notamment de TP : « Surtout, n’allez pas demander la tête du coach, c’est bidon. Ce n’est pas lui qui était sur le terrain. Avec nous, il a toujours fait du bon boulot. Et qui prendrait sa place ? ». Mais Tony ne semble pas bien renseigné sur les prétendants au siège de coach des Bleus au sein du basket français et l’avenir de Bergeaud à ce poste est plus que jamais compromis.

Des qualifs sans star

L’échec à l’Euro 2007 entraîne un autre problème. L’équipe de France devra disputer les éliminatoires du prochain Euro, qui aura lieu en 2009. Or, ces qualifications auront lieu en novembre 2008. Autrement dit en plein lancement de la saison NBA. Donc inutile de compter sur Messieurs Parker, Diaw, Turiaf et Diawara. Ca coûte trop cher aux franchises NBA de se passer de leurs joueurs pour les laisser disputer des matches occultes (demandez à un Américain ce qu’il pense des qualifications du Championnat d’Europe de basket, vous verrez si ce n’est pas occulte !) sur les parquets européens.
L’affaire Diaw et de l’assurance pour son dos qui a précédé cet Euro en est un signe avant-coureur. Bref, il ne faudra pas compter sur nos « Américains » pour aller chercher notre billet pour l’Euro polonais. Les Bleus auront certainement les moyens de faire sans, mais ça sera quand même moins simple. D’autre part, Frédéric Weis, le pivot de l’équipe de France, a quant à lui décidé de prendre sa retraite internationale. Il faudra donc faire appel à la new generation.

La relève arrive

Et cette nouvelle génération, elle ne semble pas manquer de talent. Effectivement, l'équipe de France juniors est championne d'Europe en titre et vient de terminer sur la troisième marche du podium lors du dernier Mondial. Parmi les joueurs qui pourraient rapidement passer le cap et arriver chez les A, on trouve Nicolas Batum, Antoine Diot, Edwin Jackson, Abdoulaye M'Baye ou encore Adrien Moerman.

Nicolas Batum est un jeune ailier élu MVP espoirs du dernier championnat de France, au sein de l'équipe du Mans. Il a également été désigné MVP du Championnat d'Europe juniors gagné en 2006.

Antoine Diot est peut-être le plus grand espoir du basket français. En tant qu'arrière, il fut élu MVP de l'Euro cadets 2005. Il a décidé de rejoindre Batum au MSB pour la saison 2007/08.

Edwin Jackson, arrière, n'est autre que le fils d'un certain Skeeter Jackson qui a été sélectionné à 38 reprises en équipe de France à la fin des années 80.

Abdoulaye M'Baye est le véritable leader offensif de cette génération. Capable d'alterner jeux extérieurs et pénétrations au sein des défenses adverses, M'Baye veut s'imposer comme meneur dans son club de Dijon et pourquoi pas un jour en équipe de France.

Enfin, Adrien Moerman a beaucoup brillé à l'intérieur avec l'équipe de France juniors. Il a aussi réussi de beaux débuts en Pro A sous le maillot de Roanne. Il fait donc partie du groupe champion de France 2007. Il voudra se perfectionner en Pro B avec Nanterre lors de cette saison 2007/08.

Bref, il y a beaucoup de jeunes talentueux qui vont frapper à la porte de l'équipe de France. Comme quoi, malgré le terrible constat de l'Euro 2007, l'espoir demeure.

Florent Sachot

GP Moto : Emballez, c’est gagné !

Le Moto Circus prend fin aujourd’hui, pas officiellement, mais dans la course au sacre c’est le cas. Comme pressenti, Casey Stoner (Ducati) devient à 21 ans le nouveau champion du monde de Moto GP sur le tracé japonais de Motegi. Tout nouveau, tout beau, le champion qui finit que 6ème ce qui est toujours devant V.Rossi, piteux 13ème. Pour le reste, Capi c’est pas fini et la super bonne nouvelle, c’est le podium de R.De Puniet (2è) et la 4ème position de S.Guintoli !


Y a des jours comme ça où vous faites tout pour vous faire remarquer mais, non, personne ne fait attention à votre petite personne. Snif ! Loris Capirossi (Ducati) qui a remarquablement remporté pour la 3ème fois de suite le GP du Japon et du coup offert le 1er titre constructeur à la marque italienne a eu beau se démener, tout le monde voulait embellir le prodige australien coiffant la couronne mondiale.

Plus de respect, je vous dis. Le vieux « Capi » qui va découvrir un nouveau team à Suzuki, l’an prochain, a pondu la naissance du 1er titre constructeur à l’équipe européenne sur les terres de ses plus imposantes rivales. Et donc, comble du destin, c’est celui qui l’oblige en quelque sorte à partir du camp Rouge, C.Stoner, qui lui pique la vedette ce jour-là.

Au cours d’une course de mouvement de toute beauté, Stoner gagne 5 places au départ (4ème) et Capirossi n’est que 7ème au 4ème tour. Pourtant, très vite, ces deux-là font la course en tête sur ce tracé humide après la pénalité de A.West, génial leader mais légèrement tricheur en faisant un « faux-départ ». Tels des cyclistes, Capi/Stoner s’échappent avec plus de 5 secondes (6ème tour). Derrière, les mouvements se multiplient et Rossi (3ème) fait son numéro de septuple champion (+2,7 sec au 10ème, +1,2 au 11ème et dépassement au 12ème de Stoner).
Le futur champion étant sans doute victime de nouveau de son embrayage. Les stops arrivent et c’est là que Rossi arrête. Arrête de se battre. Alors leader, il doit changer 2 fois de monture en 2 tours. Malgré tout, la direction persiste à faire des siennes et Rossi se situe 15ème après un ultime passage dans le gravier. Le championnat est plié.

Stoner se contente tranquille de sa 6ème place et laisse le podium pour les acharnés. On retrouve en effet, deux français dans les 4 premiers. De Puniet (Kawasaki) conservera sa « médaille d’argent » alors que S.Guintoli (Yamaha) agresse T.Elias pour le « bronze ». L’Ibère conservant à bout son accessit mais S.Guintoli, assuré de retrouver un guidon chez Pramac d’Antin (Ducati) pour sa seconde année en GP, a donné des garanties en améliorant par 3 fois le meilleur tour.

Alors, les Australiens se réjouissent pour l’héritier du dernier champion de chez eux, Michaël Doohan en 1998. Les Italiens pour devenir la 1ère marque européenne à être couronnée depuis 1974 et l’Agusta de Phil Read. Et bien nous français, on se réjouit de nos deux pilotes qui le méritent après leur saison plutôt réussie. Et comme dirait De Puniet dans son anglais bien de chez nous, « win in Japan with Kawasaki, is perfect ».

Ailleurs, V.Rossi allumait quelques-uns de ses mécanos. Autre part, c’était les mécanos de Ducati qui étaient allumés : les pogos étaient de sortie et fort heureusement que le bébé champion avait son casque car avec les claques de joie qu'il se prenait dans la gueule, il aurait pu faire collection d’hématomes… Ce qui aurait été préjudiciable pour faire des papouilles avec sa petite-amie parfaite dans le rôle de celle qui ne s’attend pas à la victoire de son champion. Sa blondeur explique tout, ou plutôt l’excuse…

William Grolleau

Mondial Rugby 2007 - L'Argentine assure, les Boks piétinent

On a enfin assisté à un spectacle digne de ce nom en ce samedi printanier. Le Tonga nous a régalé devant notre poste de télé. Ces représentants des Philippines nous ont fait comprendre pourquoi on aime tant ce sport. Emmenés par le Toulousain Finau Maka, les Tongiens ont opposé une formidable résistance devant l'actuelle deuxième meilleure équipe du monde. Courageux, et un petit peu chanceux, ils arrivent à la pause avec un léger retard de 7 à 3. On pense alors que physiquement, ils vont baisser de pied et craquer devant toutes les stars sud-africaines.

Au contraire, dès l'entame du second acte, le Tonga inscrit un essai en force et prend l'avantage pendant une dizaine de minutes. Le temps que toutes les vedettes du Super 12, entrées à la mi-temps, se chauffent. Les Boks vont alors planter 20 points en l'espace de 10 minutes en marquant notamment trois splendides essais. Le score est alors de 24 - 10, le match est scellé. Puis finalement, non. Désireux de conserver une chance de qualif' pour les quarts, le Tonga se jete dans la bataille et est récompensé par deux nouveaux essais.

Revenant à 5 petites unités, les Tongiens tentent tout leur possible mais les Sudaf parviennent à conserver leur avantage. Score final : 27 - 22. Ils sont allés au bout d'eux-mêmes et peuvent se montrer fiers du travail accompli. Lors de la dernière journée de poule, le Tonga jouera un véritable huitième de finale face à l'Angleterre, regaillardi par son large succès face à de faibles samoans (44 - 22).
Dans le dernier match du jour, l'Argentine s'est baladé devant la Namibie (63 - 3) en inscrivant 9 essais. Du bon boulot !

samedi 22 septembre 2007

Ligue 1 - 9ème journée - Nancy persiste



Nancy s'accroche à sa place de surprenant leader. Les Lorrains se sont débarrassés de Lorient 2-0 grâce à un doublé de Hadji dans les dernières minutes.

A Nungesser, les spectateurs se sont payés un match plus que mouvementé avec pas moins de trois exclusions (Saez et Rippert dans les dernières minutes côté valenciennois, Menez à la 42ème pour Monaco). Accessoirement les locaux l'emportent sur un but d'Audel en début de partie.

Le Mans réalise une belle perf en allant s'imposer, non sans réussite, à Strasbourg. C'est Romaric, sur un coup franc dévié par le mur alsacien qui offre la victoire aux siens.

Grosse fessée pour Saint-etienne qui s'est lourdement incliné à Nice 3-0 ! Le bourreau des Verts se nomme Bakari Koné. L'attaquant s'est offert un doublé après seulement un quart d'heure de jeu. Hellebuyck vient alourdir le score en fin de partie.

Pas de vainqueur au Stadium. Bergougnoux ouvre le score après une vingtaine de minutes avant que Monterrubio égalise pour Lens à cinq minutes de la pause. Malgré un rouge pour Mangane (Lens), le TFC n'en profitera pas et se contente d'un petit point.

LA surprise de la soirée avec la victoire à l'extérieur des dégueulasses messins ! Une première victoire ça se fête ! En face, seul Gouffran s'est distingué en ouvrant le score après moins de dix minutes de jeu. La rébellion viendra de Momar N'Diaye (37ème) et Gygax (66ème).

Les résultats de la soirée :

Nancy 2-0 Lorient
Valenciennes 1-0 Monaco
Strasbourg 0-1 Le Mans
Nice 3-0 Saint-Etienne
Toulouse 1-1 Lens
Caen 1-2 Metz

Demain :


Paris-SG - Bordeaux (18h)
Rennes - Sochaux (18h)
Lyon - Lille (21h)

Classement lequipe.fr (cliquez pour l'agrandir) :



Ligue 1 - 9ème journée : Marseille jouera le maintien

Marseille s'est logiquement incliné à Auxerre (2 - 0) en raison d'une première période désastreuse. Auxerre en a profité pour inscrire deux buts par l'impuissant roumain Daniel Niculae. A l'issue de ce match, on peut déjà tirer une conclusion : l'OM jouera le maintien et peut dire au revoir à l'Europe. Qu'il profite bien de l'élimination en Ligue des Champions car il n'est pas prêt d'y retourner.


Auxerre 2 - 0 Marseille

On avait pronostiqué 1 - 0. On est finalement proche et ce score aurait surtout plus reflété la physionomie du match. Marseille a été l'auteur d'un début de rencontre catastrophique. Pas de mouvement, pas d'envie, des joueurs à l'agonie, un entraîneur incompétent. Il n'en faut pas plus pour des Auxerrois revigorés par leur victoire contre Nice et l'arrivée de Sammy Traoré. La première demi-heure de jeu se passe exclusivement dans le camp des phocéens arqueboutés devant leur surface. L'ancien marseillais Maoulida est plus motivé que jamais. Il nous a même fait croire qu'il possédait un semblant de talent ce soir. Sur l'une de ses frappes à l'extérieur du but (comme d'habitude), l'arbitre se trompe et donne corner à l'AJA qui en profite pour ouvrir le score par Niculae à la réception d'une merveilleuse passe de Pedretti.

Quelques instants plus tard, le prometteur Kevin Lejeune profite de l'absence d'envie de Faty pour adresser un centre au cordeau que le Roumain ne se gêne pas de couper au premier poteau. 25 minutes de jeu, 2 - 0. On se dit alors que l'OM va prendre une valise tant sa prestation est dégueulasse et insignifiante. Même Metz aurait pu gagner contre eux ce soir, c'est dire. Finalement, en fin de première période, Marseille réagit par le biais de Faty sur un corner (aussi inexistant) mais la tentative de l'ancien rennais touche la barre.

Dans le deuxième acte, on assiste alors à une furia olympienne qui se crée de nombreuses situations chaudes mais sans se montrer véritablement dangereux. Toutefois, cela n'a plus rien à voir avec les premières 45 minutes. Auxerre ne touche pas une cacahouète. Sur des centres de Bonnart (énorme) et Zenden, Cissé se chie dessus au lieu de tendre le pied. Malgré cette domination, les Marseillais ne reviendront pas dans la partie. L'arbitre leur oublie même deux penaltys flagrants en fin de match mais quand rien ne va, le sort s'acharne. Cette nouvelle défaite devrait cette fois sceller définitivement le sort d'Albert Emon et annihiler tous les espoirs d'Europe. Auxerre, quant à lui, relève la tête et se relance dans ce championnat.

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