Jean-Michel Aulas s'en prend à L'Equipe
La mauvaise semaine de Lyon (déroute à Barcelone 0 - 3 et match nul contre Lille à domicile 1 - 1) a mis hors de lui Jean-Michel Aulas, qui s'en est pris ouvertement à notre bon vieux quotidien préféré. Quel blasphème !
Aujourd'hui, quand Lyon perd un match, on n'a plus le droit de critiquer les joueurs et encore moins l'entraîneur. Au contraire, on se doit de les féliciter d'avoir subi une branlée au Nou Camp comme a pu le faire l'entraîneur Alain Perrin. "A 1 à 0, on était proche de revenir au score" déclarait le tacticien. Tant mieux mais il faut reconnaître que personne a vu le même match que lui. Le lendemain de la rencontre, L'Equipe s'est fort justement penché sur l'incapacité lyonnaise à se mesurer au gratin européen.
Ce qui a eu le don de décupler la nervosité du président Jean-Michel Aulas après le match nul de son équipe contre Lille (1 - 1) à Gerland dimanche soir : "Cette semaine, on a surtout été à la peine dans le journal L'Equipe. Quand un journaliste se permet d'appeler Alain Perrin PPH (« Passera pas l'hiver »), alors que l'équipe est ce soir 4e au classement, c'est une faute professionnelle et déontologique qui ne correspond pas à l'esprit de ce qu'on doit faire quand on est journaliste. Aucune source n'est citée, n'importe qui peut dire ça. N'est-ce pas le journaliste lui-même qui a inventé cette histoire ? Et quand cette information est parue dans France Football, je ne l'ai pas vue mais si je l'avais vue, j'aurais réagi de la même manière".
Il en rajoute ensuite une couche sur le quotidien par rapport à un article sur le projet de stade à Lyon : "il y a un climat pervers autour de l'OL. Ce qui est écrit aujourd'hui, jour de match, dans L'Equipe est inadmissible et scandaleux. Si j'étais directeur de rédaction de ce journal, je prendrais des sanctions. Quand on lance un projet de stade, L'Equipe ne titre que sur le retard potentiel alors que c'est un investissement considérable de 300 millions d'euros. Je m'élève contre de tels procédés qui n'honorent pas la profession de journaliste. Des présidents mis sous pression, des entraîneurs vilipendés par la presse, tout ça suppose une grande maturité psychologique des joueurs. Je pense avoir les épaules pour pouvoir dire les choses, je préfère les dire pour que ce genre de procédé ne se renouvelle jamais parce que c'est trop grave !".
Au vu des remarques de Pierre Menès dans 100% Foot (ndlr, il déclarait dimanche soir que Aulas se foutait royalement de la Ligue des Champions et que sa seule ambition était de finir champion tous les ans), on peut se douter qu'il va également en recevoir pour son grade. Est-ce que les résultats médiocres de son club sont la cause de ces déclarations aussi fracassantes que disproportionnées ? L'humiliation subie à Barcelone lui a sans doute faite très mal car Jean-Michel Aulas devient de plus en plus parano avec les médias. Quand on prend 3 à 0, c'est normal de se faire critiquer. Tout comme quand on ne passe pas une seule fois les quarts de finale de la Ligue des Champions en 4 ans alors qu'on prétend la gagner.
Heureusement que Alain Cayzac et Pape Diouf ne sont pas aussi susceptibles dès qu'on écrit un mot de travers sur les résultats calamiteux de Paris et Marseille. Vous allez me dire : pour eux, ça reviendrait à faire ce type de déclaration chaque semaine. Ils risqueraient alors fortement l'infarctus ou une syncope...Mais le plus sidérant dans cette fausse histoire, c'est que tout le monde sait pertinemment que Lyon va enchaîner avec un septième titre de champion de France sans problème. Encore du bruit pour rien...






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